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Accueil Bric à brac Le Phénix Mythologie & Héraldique

Mythologie - Héraldique

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Le Phénix, roi des oiseaux, présenté sur son “immortalité” c’est-à-dire en langage héraldique dressé sur son bûcher.

Dans un premier temps, il importe de faire le point sur cet animal fabuleux. Où est-il apparu ? Qui en a rapporté la légende ? Comment a-t-elle évolué ? Quel est son sens actuel ?

 

  1. Le Phénix dans la mythologie
  2. Nous devons aux travaux de Joachim Camerarius (junior 1534-1598) l’inventaire des sources littéraires relatives à cet animal. Il a passé en revue le sens symbolique des figurations d’animaux et de végétaux dans la littérature antique et moderne. Il a relevé scrupuleusement toutes les références bibliographiques du sujet, aidé sans doute par les travaux pharaoniques de son père, qui fut un proche de Maximilien II et de Charles Quint. Vous trouverez en annexes ses pages relatives au Phénix et au Pélican.

    La famille de Camerarius était indiscutablement liée aux grandes figures de l’ésotérisme occidental de la Renaissance. On trouve ainsi des Camerarius fréquentant ces sociétés ou cercles ésotériques qui étaient très actives à l’époque. Ils y côtoient Trithème , Dürer Agrippa, Paracelse, Dalberg ( de cette famille qui avait le premier rang au sein de la chevalerie du Saint Empire Romain Germanique). Et quel rôle les Camerarius successifs ont-ils joué auprès des grandes familles régnantes de l’Europe germanique ? Quand on sait que Jean Trithème fut publié cent ans après sa mort par un Brunswick-Lüneburg, avec un frontispice dû à un élève de Dürer.

    Ceci pour dire quelle importance nous devons accorder à ces travaux de Joachim Camerarius, qui sont revêtus d’une autorité indiscutable en matière de Tradition symbolique. Ils constituent, encore aujourd’hui, une base incontournable pour les recherches que nous menons.

    Le livre de J. Camerarius : Symbolorum ac emblematum. ( Bourgeat 1702 ).

    Camérarius recense le symbole du phénix, présent dans de nombreuses œuvres antiques :

    Hérodote (Euterpe livre II), Philostrate (in vita Apollonii), Horapollo (L I cap 34 et 35)
    Pline ( L.X cap II ), Solinus et Sénèque, Tacite (Annales L.V.), Aelianus (L.V. cap LVIII)
    Lucianus, Sextus Aurelius Victor, Suidas, Xiphilinus (vita Tiberii), Glycas, Aeneas Platonicus Aristides, Marc Aurèle, Ovide (Métamorphoses XV), Claudianus, Lactance.
    Parmi les auteurs chrétiens, il cite : Grégoire de Nazianze, Basile, Tertullien (de resurrectione carnis), St Cyrille, St Cyprien, Eusèbius Pamphilus (vie de Constantin), St Ambroise, Isidore de Séville et le Grand Albert.

    Il cite les devises suivantes tirées des auteurs anciens et associées aux représentations du Phénix :
    UT VIVAT ( a Ruscello ) = “pour qu’il vive” et SE NECAT UT VIVAT, ce qui signifie, il se tue pour vivre.
    Leur sens est différent : “perit ut vivat” signifie “il doit mourir pour (re)vivre” alors que le “se necat ut vivat” signifie qu’il doit lui-même mettre fin à ses jours.

    Le symbolisme que Camerarius attribue au phénix est proche et complémentaire de celui du Pélican qui se sacrifie également pour nourrir les siens.

    Les exégètes chrétiens ont introduit dans le symbole une notion de “mort subie” qui ne figure pas dans les textes initiaux, (référence très probable à l’histoire du Christ, agneau égorgé).

    Le titre donné par Camerarius à son chapitre sur le Phénix est : “Vita mihi mors est” ce qui signifie : La mort est pour moi la vie. Nous sommes ici dans la meilleure tradition chrétienne ce qui explique l’utilisation que fera l’Eglise de cet antique symbole, dans lequel elle mettra en relief le second aspect Christique : celui de la résurrection.

    Voyons maintenant les citations des auteurs antiques. J’ai choisi de vous en présenter trois :

    La première d’Hérodote pour la culture grecque

    La seconde d’Ovide (Métamorphoses) pour la culture Latine.

    Enfin, celle de Philostrate (la vie d’Apollonius de Thyane).

    Pour les autres je vous renvoie à l’annexe de Camerarius qui en donne les références.

    Hérodote :

    Hérodote, historien grec, né en 484 av J.C., à Halicarnasse, a consacré au phénix un paragraphe de son “Histoire”. Il rapporte ses observations de ses nombreux voyages, dont celui en Egypte, dont nous reproduisons le paragraphe consacré au Phénix.(Euterpe, livre II, § LXXIII). Le père de Joachim Camerarius avait réalisé une traduction d’Hérodote au début du XVI° siècle.

    “Il y a un autre oiseau sacré , qu’on appelle phénix . Je ne l’ai vu qu’en peinture; on le voit rarement; et si l’on en croit les Héliopolitains, il ne se montre dans leur pays que tous les cinq cents ans, lorsque son père vient à mourir. S’il est tel qu’on le représente, le plumage de ses ailes est en partie doré, en partie rouge. Par la taille, il ressemble surtout à l’aigle. On en rapporte une particularité qui me paraît incroyable : il part de l’Arabie, se rend au Temple du soleil avec le corps de son père, qu’il porte enveloppé dans de la myrrhe, et lui donne la sépulture dans ce temple. Voici de quelle manière : il fait avec de la myrrhe une masse en forme d’œuf, du poids qu’il se croit capable de porter, la soulève et essaye si elle n’est pas trop pesante; ensuite lorsqu’il en a fait l’épreuve, il creuse cet œuf, y introduit son père; puis il bouche l’ouverture avec de la myrrhe, de manière à retrouver le poids primitif. Lorsqu’il l’a, dis-je, refermé, il le porte en Egypte au Temple du Soleil. Voilà ce que fait, dit-on, cet oiseau.”


    Ovide : les Métamorphoses Livre XV

    Voici maintenant la version d’Ovide sur le Phénix :

    “Il y a un oiseau, un seul, qui se renouvelle et se recrée lui-même. Les Assyriens l’appellent le Phénix. Il ne vit ni de grains ni d’herbe mais des larmes de l’encens et du suc de l’amome. A peine a-t-il accompli les cinq siècles assignés à son existence qu’aussitôt posé sur les rameaux ou la cîme oscillante d’un palmier, il construit son nid avec ses ongles et son bec, purs de toute souillure. Là, il amasse de la cannelle, des épis, du nard odorant, des morceaux de cinnamome, de la myrrhe aux fauves reflets ; il se couche dessus et termine sa vie au milieu des parfums. Alors, du corps paternel renaît, dit-on, un petit Phénix destiné à vivre le même nombre d’années. Quand l’âge lui a donné assez de forces pour soutenir un fardeau, il décharge du poids de son nid les rameaux du grand arbre, et il emporte pieusement son berceau qui est aussi le tombeau de son père. Parvenu à travers les airs légers à la ville d’Hypérion, il le dépose devant la porte sacrée de son Temple.”

    Nous y trouvons un éclairage nouveau.

    Ovide précise la nécessité de la mort du Père pour que la naissance du fils se produise. Il amplifie l’aspect “aromatique” de la légende et la précise en lui donnant une origine Assyrienne. Il insiste enfin sur les conditions de pureté qui président à l’événement de la résurrection. Les références à l’œuf et à l’Arabie ont disparu. Par contre, les deux auteurs restent d’accord sur la période de 500 ans dévolue au Phénix pour mener sa vie terrestre .

    On peut ainsi remarquer qu’Ovide ouvre au symbolisme chrétien une porte dans laquelle il va s’engouffrer sans hésitation. Pour les pères de l’Eglise, le Phénix va devenir le symbole du Christ, dont les disciples renouvellent, chaque jour et chaque année le sacrifice.

    Philostrate (d’Athènes) : Vie d’Apollonius de Thyane, liber III § 49.

    “L’oiseau qu’on nomme Phénix, et qui tous les cinq cents ans vient en Egypte, vole dans l’Inde pendant tout cet espace de temps. Il est le seul de son espèce. Il naît des rayons du Soleil, est tout étincelant d’or, a la taille et la forme d’un aigle, et se pose sur un nid qu’il se fait lui-même avec des aromates près des sources du Nil. Quant à ce que disent les Egyptiens, qu’il passe dans leur contrée, cela est confirmé par le témoignage des Indiens, qui ajoutent que le Phénix se brûle dans son nid en se chantant à lui-même son hymne funèbre. C’est ce que disent aussi des cygnes ceux qui savent les écouter”.

    Voici pour nos sources traditionnelles gréco-latines.

    Voyons maintenant la présence du Phénix dans d’autres traditions.

    Les autres sources :

    Le mythe d’un oiseau ressemblant au phénix se trouve chez des nombreux peuples. Il y a peu de possibilités que ces légendes eussent été connues par Bussy, donc nous en parlerons pas.
    Mentionnons pour mémoire quelques aspects des légendes persanes et arabes. Sur le Demâvend ( Elbourz, Perse, 6200m ) se tenait le grand Phénix Simurgh dont un œil regardait le passé et un autre l’avenir... Allusion claire à la domination sur l’espace et le temps et aux grands cycles cosmiques .
    Une autre tradition, moins localisée, place le fameux Simurgh, le roi des oiseaux, au sommet de la montagne cosmique Qaf. Farid-ed-dîn Attâr rapporte qu’un groupe nombreux d’oiseaux, cherchant leur roi, partirent en voyage, et traversèrent de nombreux obstacles au cours desquels la plupart laissèrent la vie. Arrivés peu nombreux en haut de la montagne, ils comprirent que le Roi recherché s’était identifié à chacun d’entre eux.

    La tradition est ici moins claire que chez les Grecs et Romains. Pas de bûcher mais une royauté.
    Et aussi la présence du Roi en chacun des disciples qui nous rappelle l’histoire d’Hiram.

    Le dictionnaire des symboles relève qu’à l’heure de sa mort le Phénix construit lui-même son nid de brindilles et y met le feu. Symbole de la résurrection. On en fit au moyen âge le symbole du Christ et de sa nature divine et solaire. Le pendant est le pélican qui est de nature humaine.
    Le phénix était associé au cycle de la crue du Nil et au cycle journalier du soleil qui naît, se consume, et renaît le lendemain.
    La couleur rouge, figure également dans la symbolique chinoise qui utilise le phénix.
    Il porte souvent une étoile au front, et est représenté de profil en héraldique, sur son bûcher qu’on nomme immortalité. Il figure fréquemment en emblème à la proue des navires.

    Symbolique des couleurs

    Le Phénix étant rouge et le Pélican blanc, nous pouvons remarquer que ces deux couleurs font partie des quatre cardinales : Noir, Vert, Blanc, Rouge. Ceci en vertu d’une correspondance planètes signes du zodiaque et métaux, qui figure sur l’annexe jointe.

    - Le Phénix est symbolisé par le rouge.
    - Le Pélican est symbolisé par le blanc.
    - Le Corbeau est symbolisé par le noir ( le noir est aussi la couleur du caput mortuum).
    - Le Paon sera symbolisé par l’arc-en-ciel ou par le vert. Il est du reste attribué au signe de la balance, où la planète Vénus a son domicile.
    (cf Jean Richer, Géographie sacrée du Monde Romain, Trédaniel 1985.).

    Il y a donc bien 4 oiseaux fondamentaux. Tout ceci selon la plus élémentaire logique géométrique cardinale.
    Cette dualité Phénix-Rouge et Pélican-Blanc est fondamentale. On remarquera aussi que le phénix construit son nid au sommet d’un palmier, donc dans le “vert”. Le mot palmier se dit en grec : “phénix”. Enfin, la carte du ciel nous révèle une constellation appelée “Phénix”, à la limite de Bélier et des Poissons, repère évident de la nativité christique .

    Le “Corpus Herméticum” nous parle d’un vêtement de feu que l’être intellectuel revêt en se libérant du corps et qu’il ne pouvait garder ici-bas car une seule particule de ce feu aurait suffi pour détruire la Terre. L’Ame, unie à son dissolvant a fondé avec lui une nouvelle individuation que les Upanishad appellent “triompher de la seconde mort”. La mort devient alors une partie de son être. L’état suprême de l’initié est au-delà de l’être et du non-être. La matière est résorbée par le feu, et l’initié subsiste. IL est donc bien un être “royal”, et la couleur rouge est la sienne.
    Il est donc légitime de rattacher l’œuvre au blanc aux “petits” mystères et l’œuvre au rouge aux “grands” mystères. Les deux ont promis l’immortalité. Mais dans les petits mystères, ceux du Pélican, cette immortalité est dans la vie, et donc liée à la manifestation.
    Au contraire, dans les grands mystères, ceux du Phénix elle est supra cosmique, d’où le symbolisme royal qu’ils adoptent. Et le Phénix est bien le Roi des oiseaux, titre que n’a pas le Pélican.
    C’est un fait constant, en hermétisme, que le Blanc soit toujours subordonné au Rouge.
    La lumière est ainsi subordonnée au Feu.
    Dans les traditions qui ont voulu imposer l’inverse, là où le Blanc et la Lumière ont la primauté, la spiritualité s’est placée sous le signe de la contemplation, de la “connaissance” et de la “sagesse”. Elle est donc plus proche de la fonction sacerdotale que de la fonction royale.

    Schwaller de Lubicz, l’éminent égyptologue nous parle brièvement du Phénix.
    Dans “du symbole et de la symbolique” il rappelle qu’à la fin de la crue du Nil, lorsque Nou est rappelée (Nou = les eaux primordiales), lorsque le sec apparaît (oubenn) sous forme de tertre initial, le Héron cendré, l’oiseau Benou plane majestueusement et se pose sur la pierre Benn Benn à Héliopolis. Le renouvellement de ce phénomène donne naissance, dit Schwaller, à la légende du Phénix qui renaît de ses cendres, symbolisant ainsi la perpétuité.
    On regrette un peu la concision de son étude, qui n’a manifestement pas exploité les sources d’Hérodote. Etaient-elles trop récentes pour intéresser Schwaller ? C’est vrai que la liaison Phénicienne que nous allons développer plus loin nous donne une date située vers 1250 av. JC.

    Toujours est-il que, une fois n’est pas coutume, Schwaller nous a laissés sur notre faim. La meilleure preuve en est la représentation qu’il a choisie pour illustrer le phénix, et qui est manifestement un héron. Or tous les textes concordent pour dire que le Phénix ressemble plutôt à un aigle. Il existe aussi des représentations picturales où le phénix n’est pas un héron, mais qui ont dû échapper à la sagacité de Schwaller. Ainsi il est fréquent de représenter Mercure-Hermès avec les attributs du caducée en main droite et un Phénix en main gauche .

    J’ai tendance à penser que Schwaller a amalgamé les traditions relatives à la régénération du Nil (symbolisme du Héron et de la pierre Benn benn) avec celles de la régénération des hommes, qui est une tout autre histoire....
    Toutefois, on peut s’interroger sur un aspect particulier du symbolisme du Phénix, qui, à mon sens, fusionne la symbolique lunaire de régénération, et la symbolique solaire du feu purificateur qui sont en général séparées dans les mythes .

    Dans l’Egypte des premiers siècles chrétiens, le phénix n’est pas disparu. Ainsi une importante bibliothèque gnostique en langue copte, fut découverte en Haute Egypte en 1945 (à Khénoboskion). Dans la quarantaine de livres qu’elle contenait figurent l’évangile de Thomas et un manuscrit sans titre, de genre apocalyptique et numéroté 40 par J.Doresse . Cette apocalypse rapporte une hymne provenant d’un “Livre sacré” et qui développe le “mythe des 3 Phénix. Les oiseaux accompagnent le mouvement de l’astre solaire, en compagnie des “khalkhydres” qui sont les 7 urnes dans lesquelles le Roi Salomon enferma les mauvais génies qu’il confia à la garde des prêtres égyptiens.

     

  3. Le phénix dans l’héraldique

  4. L’Ordre du Phénix

    Le Grand Larousse du XX° siècle nous signale qu’il a existé un Ordre du Phénix, institué en 1792 par le prince de Hohenlohe-Waldenbourg-Bartenstein, et attribué à la plupart des officiers français de l’armée de Condé.


    Héraldique générale :

    Le phénix est un motif héraldique connu. Il n’est certes pas fréquent sur les blasons, mais on le retrouve régulièrement. Il en va de même pour le Pélican et j’ai pris soin de vous en donner les traces nombreuses relevées dans l’armorial Dubuisson.

    On y trouve la confirmation de l’association quasi-systématique du Phénix et du Soleil.
    Vous trouverez aussi le blason au Paon de la famille Saint Maurice. Il illustre à mon avis parfaitement ce que je disais plus haut sur les 4 oiseaux cardinaux, le paon étant dévolu à Vénus, à la Balance et à la couleur verte. Il se trouve que l’Ordre de Saint Lazare qui portait la Croix Verte a été fusionné tardivement avec celui de Saint Maurice ....Saint Maurice était un soldat
    Romain de la légion “Thébéenne” (formée en Egypte). Voyez plus loin à propos de Thèbes...

    Au moment où l’héraldique se généralise en Europe occidentale (du 13° au 15° siècle) on constate que le motif du Phénix se développe aussi en Chine. En témoigne la reproduction versée en annexe d’une porcelaine Ming début XV°, qui présente un Phénix très classique, lui aussi sur son immortalité.

  5. Autres éléments symboliques.

  6. Jusqu’à présent nous n’avons porté notre attention qu’à l’oiseau appelé “Phénix” dans les légendes. Mais Phénix est aussi un nom qui fut porté par des hommes. C’est sur eux que nous allons nous pencher.

    Cagliostro avait choisi le pseudonyme de “comte Phénix” pour s’installer à Bordeaux en 1783. On comprend que les Bordelais, rendus méfiants par les frasques de Martinès de Pasqually encore fraîches dans leurs esprits (événements de 1762), ne lui aient pas accordé l’attention éblouie à laquelle il estimait avoir droit. Il ne resta qu’un an dans cette ville.

     

Conclusion

    Au terme de cette promenade rapide dans les textes et symboles du Phénix, il nous apparaît que cet animal remplit une fonction fondamentale de la symbolique solaire.

    Il illustre d’abord l’analogie de la mort et de la résurrection, moments passagers, fondus dans un même chemin bien plus général.

    Il est l’image du Christ qui devait mourir pour que les hommes se nourrissent du verbe du père.

    Il est le complément indissociable du Pélican avec lequel il matérialise les deux voies de la chevalerie : voie terrestre du Pélican et voie céleste du Phénix. Dans ce sens, la paire symbolique des deux oiseaux se rattache à la dualité “petits mystères” et “grands mystères”.

    Il personnifie la vocation d’une chevalerie bienfaisante (Pélican) ici-bas, et aspirant à une spiritualité élevée (Phénix) matérialisée par le concept de Cité Sainte, Jérusalem céleste des initiés, lieu auquel on accède après avoir fait le sacrifice de Soi.

    Autant de raisons de nous laisser gagner par la chaleur que ce symbole diffuse.

JF. Lecompte

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Mise à jour le Jeudi, 18 Décembre 2008 11:10