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Collin-Lorthioirs

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HANNUT : Centre d'une activité nationale pourvoyeuse d'emplois

LE STOPPAGE-RENTRAYAGE
à plus d'un demi-siècle d'existence
CRÉATION D'ENTREPRISES
similaires en Flandre et en Wallonie

 

UN GRAND HÉRITAGE du couple COLLIN-LORTHIOIRS

 

 

Origines de cet artisanat

 

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Les sœurs Lorthioirs (en 1909)
Jeanne, Marguerite, Grmaine et Marie

Au début du siècle les entreprises textiles du nord de la France connaissent une crise profonde et la main-d'œuvre féminine spécialisée est victime du chômage. Roubaix avec ses filatures et ses tissages entre dans une situation économique désastreuse. Quelques femmes courageuses, nanties d'un bagage technique de grande spécialisation s'expatrient et viennent s'installer à Anvers ou à Bruxelles comme stoppeuses-rentrayeuses. Ce sera le cas de Germaine Lorthioirs qui sera bientôt rejointe par sa sœur Marie. Qu'est-ce que le stoppage-rentrayage ? Suivant la définition des encyclopédies, stopper signifier réparer une déchirure en refaisant la trame et la chaîne de l'étoffé (dans un tissu, la trame constitue l'ensemble des fils horizontaux que la navette fait passer entre les fils verticaux qui forment la chaîne). Le travail de la stoppeuse consiste donc à reconstituer, dans un trou d'étoffe, les fils verticaux et horizontaux à l'aide d'une longue aiguille très fine, avec le souci d'en respecter le nombre, la couleur, le serrage. C'est un travail de précision qui s'exécute dans une attitude peu confortable. Quant au mot rentrayage, il est dérivé du verbe rentraire (et non rentrayer qui n'existe pas !) Rentraire signifie raccommoder une étoffe sans que le travail ou la couture paraisse. Ces dames qui s'adonnèrent à cette activité eurent l'occasion d'exercer leur talent à volonté car, en temps de crise, on rafistole les vêtements usagés ou déchirés plutôt que d'acheter du neuf. Elles trouvent les fils dans les bords des coutures, dans les lisières, dans les revers (soit dans tous les endroits invisibles du vêtement à réparer !). A l'usine, elles avaient des responsabilités qui les initièrent à ce travail de patience : elles étaient "piqùrières" ou "épailleuses". Sur les coupons de tissus neufs, sortis du métier, elles devaient réparer les irrégularités de tissage d'un fil ou enlever des impuretés accrochées à certains fils (pailles).

Installation du stoppage à Anvers

Au début, Marie, trouve un emploi à Bruxelles (ou elle arrive avec une seule valise comme bagage personnel). Son atelier est situé près de la Grand'Place. C'est là qu'elle fait la connaissance de deux amis hannutois : Jean Collin et Grégoire Clermont. Jean se spécialise en boucherie dans la capitale... Mais la crise aussi y sévit et la vie est dure. Il s'engage comme boucher sur un bateau qui fait la navette Anvers-New-York. A son retour, la traversée se fait sur une mer déchaînée.

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Les pionniers du Stoppage National Debout de droite à gauche : Marie Lorthioirs, son époux Jean Collin, Madame Maurice Lorthioirs. Mademoiselle Germaine Lorthioirs - Accroupi au centre : Maurice Lorthioirs

Les conditions sont à ce point épouvantables que le sommeil y est impossible et la condition physique malmenée. Jean en est dégoûté, aussi lors de son débarquement il dormira 36 heures d'affilée dans un hôtel du port ! Après une récupération qui s'imposait, Jean retrouve Marie... c'est l'idylle puis le mariage. Il faut vivre... le couple loue à Anvers un rez-de-chaussée qui servira de magasin et d'atelier. Installé au n° 17 de la rue Nationale, la maison prendra comme nom "Au Stoppeur National". Les affaires prospèrent, Marie ne sait plus suivre, elle est obligée de se faire aider. Elle initie deux hannutoises : Jeanne et Odile Suys (voisines des Collin de Hannut). Désormais la maison se trouve une troisième affectation : celle de dortoir. Il faut loger et nourrir les petites mains dont le nombre ne cesse d'augmenter. Bientôt le Stoppeur National emploie 8 ouvrières à temps plein qui travaillent du matin au soir, faisant 10 à 11 heures par jour suivant les nécessités.

La guerre 14-18

Les événements se précipitent, la France entre en guerre, la Belgique est à ses côtés. Marie appelle sa sœur Germaine à la rescousse... Elles travaillent toutes deux comme des négresses. C'est la guerre et la pénurie de tissus engage de plus en plus à la récupération et à la réparation plutôt qu'à l'achat. Le travail rapporte bien, le couple Collin-Lorthioirs achète l'immeuble qu'il les abrite. En 1916, dans l'euphorie de la prospérité, Jean veut assurer ses arrières et prévoir une douce retraite à Hannut; il achète un terrain à bâtir, route de Wavre. Huit ans après, le projet passe à exécution et bientôt la villa Collin sort de terre. Entretemps, l'argent rentre au Stoppeur National et un agent de change, un intime la famille, gère la fortune du couple. Marie et Jean investissent en Bourse sur les conseils de l'ami financier. Germaine se refuse à de tels placements, elle préfère la sécurité.

Nouvelle crise - débâcle financière

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En 1931, le premier atelier hannutois

La crise des années 30 se profile. Le malaise économique ébranle les entreprises. Beaucoup de banques connaissent la faillite... Le conseiller de Jean Collin est emporté dans des spéculations périlleuses. C'est bientôt la catastrophe, le couple Collin-Lorthioirs est presque ruiné. Toutes les économies s'évaporent... Germaine, seule, reste sereine ! Ses économies sont intactes. Que faire ? Les sœurs Lorthioirs sont des bûcheuses. Loin de se décourager, elles vont innover. Marie s'installe à Hannut qui connaît ainsi son Stoppeur National en 1931. Germaine continue à Anvers. Jean prospecte dans toute la Belgique, il fait des clients, il alimente les ateliers qui connaissent un nouvel essor. Marie engage des hesbignonnes courageuses et les initie. Certaines deviendront de véritables artistes dans leur métier. L'atelier primitif devient trop exigu et à trois reprises Jean Collin devra prévoir des extensions et de nouvelles constructions.

L'entreprise familiale devient une société

Trop c'est trop. Marie ne peut pas être à la fois au four et au moulin, il faut changer la conception de l'entreprise. Les époux Collin-Lorthioirs cherchent à s'associer... une première expérience à deux échoue.

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En 1932

Une deuxième tentative, à trois, se révèle stable et fructueuse. Jean Collin s'associe à Clotilde Pineur (Madame Vanhoven) et à son cousin Collin (d'Orp-le-Grand). Le Stoppeur National continue à prospérer; les anciennes ouvrières, dans leur majorité, s'installent à leur propre compte (il y a du travail pour tout le monde). La prospection des dépôts, des teintureries, des blanchisseries ne peut plus se faire par un seul homme. Dans les énormes valises, les pourvoyeurs entassent 22 pièces ! Dans d'énormes draps des quantités de vêtements sont boudinés et ficelés. Ces bagages ne peuvent trouver place dans les filets ou les allées des compartiments de chemin de fer. Les représentants de la firme doivent les confier au fourgon postal du train. Au début, chaque représentant s'achemine vers la gare en s'aidant d'un vélo mais par la suite, il faut utiliser une charrette à bras et déposer les valises sur les quais d'embarquement en gare de Hannut.

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L'associée, Madame Clotilde Vanhoven-Pineur, avec 16 stoppeuses qu'elle a formées, devant son atelier

La guerre 40-45

La deuxième guerre amène avec elle une nouvelle ère de restrictions. Les stoppages font à nouveau le plein de clients. Il faut embaucher. Marie Lorthioirs fait appel à son neveu Maurice pour prêter main-forte à l'entreprise et visiter les clients. En 1941, Maurice Lorthioirs s'installe donc à Hannut et prend une part active aux affaires. C'est lui désormais qui représente le "Stoppeur National" dans toute la Belgique. En bon Français, il ne peut pas cacher l'admirable accent des voisins d'Outre-Quiévrain. Il est le bienvenu partout : tant en Flandre qu'en Wallonie. Pour ses débuts il ne sera pas gâté car dès 1942 les bombardements alliés commencent à faire des ravages dans les gares, la résistance débute aussi dans ses actions de sabotage sur les gares et les voies de chemin de fer, le rationnement de l'essence réduit les transports privés et publics à utiliser de vieux véhicules au gazogène. Les déplacements sont peu sûrs et les horaires peu fiables. Cependant, il faut partir chaque jour car le travail ne manque pas et il n'est pas question de laisser l'atelier sans pièces à traiter. L'atelier a pris une telle ampleur que 75 salariées y travaillent, c'est l'entreprise hannutoise qui utilise le plus de main-d'œuvre ! Le Stoppage National.

Anecdotes et humour

- Maurice nous explique que les conditions du voyageur n'étaient pas drôles. Il lui est souvent arriver de rater la dernière correspondance pour Hannut (à Landen) et de faire, à pied, avec ses 2 valises, les 10 km qui séparent Hannut et Landen. Exceptionnellement il a renoncé une fois à s'engager dans ce marathon pédestre et il a dormi, sur ses bagages, dans l'abri souterrain de la gare de Landen.
- Un jour où il se rendait en tram de Hannut vers Saint-Trond, le convoi fut stoppé par une alerte. Les avions alliés visaient la plaine d'aviation de Brusthem. Devant les intentions agressives de l'escadrille de bombardiers il plonge en dessous des buissons arbustifs le long de la voie. Une jeune fille l'imite et se couche sur lui, se cramponnant à ses vêtements. L'alerte passée, il se débarrasse de sa voisine affolée et se relève en constatant les dégâts... il s'était allongé dans des "cartes de visite" malodorantes laissées par quelques déculottés en mal de soulagement... Il dut faire demi-tour pour changer de frusques.
- Dans le tram qui le conduisait de Jodoigne à Wavre, Maurice constate qu une femme reste debout entre les deux banquettes malgré les places disponibles. Ne comprenant pas ce comportement, Maurice invite la dame à s'asseoir... "ce n'est pas possible monsieur, mes saucisses sont descendues" c'était une "smokkeleir bruxelloise" dont la ceinture de saucisses acquises au marché prêtait descendue au niveau des fesses... il y avait grand risque pour la cochonnaille !
- A défaut de train, de tram ou de bus, Maurice faisait de l'auto-stop. (Il fut un précurseur de cette vogue puisqu'elle ne se manifestera de façon généralisée qu'après la guerre !) C'est ainsi qu'il est arrivé une fois à Bruxelles aussi blanc qu'un plâtrier : il avait pris place sur un camion qui transportait de la chaux ! Une autre fois, un camion le conduisit de Tirlemont à Louvain. Comme la benne était chargée de pulpes, il s'est enlisé jusqu'aux genoux dans la purée de betteraves.
- Le trajet le mieux réussi fut celui que lui permit un car auquel il fit signe à Saint-Trond. C'était un car allemand ! Le chauffeur avait une peur bleue des bombardements et, de plus, il ne connaissait pas sa route. Maurice eut le car pour lui tout seul, et le chauffeur, heureux de se sentir en compagnie, poussa allègrement sur l'accélérateur.
- Quand Maurice devait approvisionner Bruxelles, il déposait toutes ses valises à l'hôtel d'Amsterdam, rue du Marché et de là il distribuait ses différentes pièces dans tous les coins de Bruxelles en empruntant les trams. Par contre, quand il desservait Louvain, il devait tout faire à pied. Cette vie de dingue lui jouait de vilains tours car, terrassé par la fatigue, il s'endormait dans les trains. Il lui est arrivé de ne pas s'éveiller à temps... Obligé de descendre à Gingelom, il revenait à Hannut à pied.
- La guerre amène aussi son cortège de vols, de délits, d'actes de sabotages... Maurice a été quelques fois dépossédé de l'une ou l'autre valise... Spécialement des valises avec des effets très coûteux !
- Il a dû maintes fois descendre de convois arrêtés en pleine campagne par "l'armée blanche" ce n'était pas rigolo ! Surtout quand on considère que ces gens armés n'appréciaient pas toujours les boutades et les réflexions des usagers.
- Il se souvient aussi qu'il troqua un jour un vélo d'occasion contre 3 kilos de café vert "d'un âge certain"

Le rentrayage véritable facteur économique

Lorsque le Stoppage National connut son apogée, il possédait 2 magasins à Anvers, un magasin à Liège, un magasin à Namur et un à Hannut. En 1947, Maurice Lorthioirs entre dans l'association en lieu et place de sa tante. On installe de nouveaux ateliers spacieux avenue de Thouars. En 1964 Madame Vanhoven prend sa retraite. En 1974 l'association perd Marcel Collin d'Orp. C'est ainsi que depuis 1974 Maurice Lorthioirs se retrouve seul, il limite volontairement ses activités. Il a toujours ses vieux clients fidèles et n'exploite plus qu'une succursale à Liège. Dans la longue histoire du Stoppage National, de 1930 à 1987, de nombreuses ouvrières qualifiées ont quitté l'entreprise pour créer leur entreprise personnelle et ouvrir un atelier ou un magasin... D'autres ont accepté du travail à domicile... C'est ainsi que le centre de Hannut a donné naissance à divers magasins : un à Hannut tenu par Marie Jamar, un autre à Hannut tenu par Jeanne Dassy, un à Anvers tenu par Alice Forceille, un à Liège tenu par Marie Steuckers, un à Louvain tenu par Julia Bertrand, un à Namur tenu par Marie Pineur, un à Avelgem tenu par Jeanne Suys, un à Ougrée tenu par Raymond Tilman, un à Herstal tenu par Maurice Dethier. Ces quelques noms masculins font partie de l'équipe des représentants du Stoppage National où on peut découvrir : Camille Steuckers, Joseph Lancelle, Raymond Lancelle, Marcel Dethier, Raymond Tilman.

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Des stoppeuses au travail

Teintureries
Nettoyage à sec
Blanchisseries
Remise à neuf

Lors des deux grandes crises économiques du début du siècle et de 1930, les gens ont été obligés de vivre "à l'économie", et les ménagères imposèrent aux vêtements et à la lingerie un usage de durée maximale. C'est ainsi que le stoppage vint à la rescousse des surfaces déchirées, usées, élimées et que la teinturerie vint au secours des changements de la mode. Il fallait suivre les couleurs du temps si possible et donner l'impression qu'on étrennait du nouveau. Dans toutes les villes, on disposait au minimum d'une teinturerie (c'était le cas à Hannut). Et à toutes les vitrines de ces magasins on affichait le présentoir "avant-après" d'un dépôt de stoppage-rentrayage. Les personnes de ma génération se souviendront d'ailleurs avec une certaine émotion de la coutume de faire teindre tous les vêtements à l'occasion d'un deuil. N'affichait-on pas chez les teinturiers "deuil en 24 heures" ? Après la guerre 40-45, les tissages abandonnèrent progressivement l'usage de la laine et du coton. Les fibres synthétiques firent leur entrée dans la confection des fils de tissage. Ceci ne fit pas l'affaire des teinturiers : nylon, acryliques et autres fibres nouvelles ne se traitaient pas comme les matériaux organiques (lin, laine, coton). Par contre, ces nouveaux tissus se lavaient comme des mouchoirs de poche et la teinturerie passa le relais au "nettoyage à sec". Beaucoup d'entreprises eurent la sagesse de se reconvertir. Ceux qui ont voulu résister à cette évolution, le firent à leurs dépens. Ces ateliers et magasins de nettoyage ont aussi senti la nécessité de combler une lacune et de s'adjoindre un service "stoppage". En effet, lors du traitement des tissus et des habillements, il apparaît très souvent qu'un défaut doit être corrigé à une boutonnière, à un coude, à un genou, à un revers, à une chaîne, à une trame. Et pour que le client soit parfaitement satisfait, il faut que le stoppage fasse les corrections invisibles qui s'imposent. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le stoppage, élevé au rang de l'art, peut faire des merveilles dans le linge de luxe et dans le linge à valeur antique. Certaines pièces de grand prix sont confiées par les blanchisseries pour la réparation d'accrocs dans de nappes, des draps de lit et autres linges brodés... C'est du grand art !
Les restaurants particulièrement doivent faire réparer les brûlures de cigarettes dans leurs nappes et serviettes après les banquets. C'est très courant...
Le stoppage Lorthioirs s'honore même d'avoir eu un département qui s'était spécialisé dans la réparation des tapis : technique de spécialisation qui fut importée par un artisan arménien émigré. Pour lutter contre la vie chère, l'Européen (bien plus que l'Américain) a recours à la remise à neuf. Et cela fait vivre des centaines de petites et moyennes entreprises qui embauchent finalement des milliers d'ouvrières. Jean Collin.

COLLIN-LORTHIOIRS

2 noms - 2 familles - 2 nationalités

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La famille Collin (chez Annette) lors des noces d'or des parents de Jean Collin. La photo regroupe 3 générations. A l'extrême gauche Jean Renard (le commandant des pompiers), Au centre derrière les jubilaires : Marie Lorthioirs encadrée de son mari Jean Collin (à gauche) et de Gustave Renard (le père de Jean) à droite. Le monsieur portant la barbe est le grand-père de Maurice Lorthioirs.

Maurice est resté 4 ans sous les drapeaux. Son père a été mobilisé en 14-18 au début de son mariage. Sa mère a dû évacuer la zone des combats. Elle fut accueillie dans une famille hesbignonne : chez Lheureux à Avennes. De là, le petit Maurice fit connaissance de Gustave et Jean Renard à Hannut. Pour retrouver son mari et lui présenter son enfant qu'il ne connaissait pas, la mère de Maurice passa avec son fils de Belgique en Allemagne puis en Suisse et rentra en France par Thonon-les-Bains où le soldat permissionnaire put enfin embrasser son petit garçon pour la première fois. Ce vaillant militaire, tout comme son père, resta 7 ans à l'armée, dont 4 années de guerre. Il ne survécut pas longtemps à cette terrible épreuve. Maurice, orphelin de père, fut confié à une école d'Anvers à 8 ans puis il devint interne au Collège Ste Croix de Hannut à l'âge de 9 ans. Il y resta 4 ans. Puis il voulut retourner en France avec sa maman. Gagné par la nostalgie, il avait envie de vivre plus près de sa mère et souhaitait de l'aider à vivre au plus tôt.

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Le grand-père de Maurice Lorthioirs. Il fit son service dans la marine française. Il est resté 7 ans sous l'uniforme. Son bateau reliait la France à Cayenne (en Guyane française). Il fut le témoin de l'exil de nombreux prisonniers politiques et de bagnards.

Maurice n'a pas été épargné par les épreuves mais sa bonne étoile lui permit toujours de s'en sortir. C'est à Roubaix qu'il connut son épouse (elle aussi marquée par le sort : elle perdit son père à la guerre, puis sa maman un peu plus tard et fut élevée par ses grands-parents) Monsieur et Madame Lorthioirs ont fait souche à Hannut depuis 1941, mais ils conservent l'accent français, l'humour français, la distinction française, l'esprit français. Ce sont de bons Français "bien de chez nous" et ils jouissent de l'estime générale.

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Maurice au service militaire Maurice au service militaire dans le sud delà Tunisie. Il est secrétaire d'état-major. Il se trouve en compagnie de 2 gendarmes et d'un dignitaire qui fit la guerre 14-18 avec l'armée française

Commentaires

avatar Janquin Denis
0
 
 
Bonjour, pour ma part je suis désespérément en recherche d'un stoppeur ou d'une stoppeuse sur Bruxelles et il semblerait que le terme soit inconnu des moteurs de recherche, sauf pour tomber sur votre page... Alors peut être saurez vous m'orienter?
Merci
avatar adrien
0
 
 
Peut-être pourriez-vous vous renseigner sur les mots clés : retouches ou restauration d'étoffe
avatar mathilde
0
 
 
c est réparer les tissus ou enlever des defaut comme des noeud des movais fils et de petite reparation dans les tissus
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Mise à jour le Vendredi, 16 Janvier 2009 22:26