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Contes de Noël

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CONTES DE NOEL


Certains événements de notre vie constituent par les hasards miraculeux de leur déroulement de véritables contes qu'on aimerait évoquer devant la crèche, à la lueur d'une chandelle ou dans la lumière blafarde d'un feu de bois qui fléchit. Nous venons d'en sélectionner deux. Ils ont, par leur nature et leur dénouement, une tendresse tantôt joyeuse, tantôt mélancolique.

 

I. Racontez-moi grand-mère

ACTE l

Mine Hanson, 82 ans et son petit chien

- Allô...
- Pompiers Hannut écoutent...
- Monsieur, bonjour, je vous sonne pour un renseignement. J'aimerais connaître le numéro de téléphone et l'adresse d'un taxi de Hannut, s.v.p.
- Madame, je ne peux vous renseigner. Je crois que vous devriez téléphoner à la Brigade de Gendarmerie de Hannut au 51.10.06.
- Merci Monsieur.
- A votre service, Madame.
Madame Hanson, 82 ans, après avoir déposé le combiné téléphonique a immédiatement composé le numéro de la gendarmerie. Sans réponse en ce samedi après-midi, elle s'est demandée comment elle allait obtenir le renseignement.
Son fils Jean et sa belle-fille étaient passés dans le début de cette après-midi pour la saluer; ils prenaient l'avion de la TWA pour se rendre au Portugal passer une semaine de vacances. Par la même occasion, elle apprenait que sa petite-fille, Nathalie, hôtesse de l'air, était de service sur cet avion à destination du Portugal. Son cœur bondissait de joie en s'imaginant qu'elle pourrait aller sur le tarmac de l'aéroport les embrasser tous les trois par surprise. (Chose impensable, sinon impossible).

ACTE II

- Allô...
- Bonjour Madame, ici Madame Hanson... Jean est-il là ? Je voudrais lui demander un renseignement...
- Oui madame, je vais l'appeler, il est au garage... patientez un instant...
- Allô, madame Hanson, bonjour, comment allez-vous ?
- Jean, excuse-moi de te déranger mais j'aurais voulu un renseignement. Peux-tu me dire où je trouverais une société de taxi près de Hannut ?
- Pour que faire ?
- Jean et Elisabeth prennent l'avion ce soir pour le Portugal et ils sont passés avant de partir. J'ai appris que Nathalie venait avec cet avion et qu'elle les accompagnait jusque Faro. J'ai dit que si je trouvais un taxi j'irais les voir partir et que je pourrais revoir Nathalie. Tu sais, cela fait plus de quatre ans que je ne l'ai plus vue et à mon âge, on ne sait jamais !...
- Ce n'est pas une mauvaise idée mais cela est utopique. De plus, il n'y a plus de taxi à Hannut depuis des années et en faire venir un de Huy te coûtera une grosse somme...
- Cela me coûterait combien ?
- Je ne sais pas dire au juste mais ce que je sais, c'est que la semaine dernière un taxi de Huy a demandé plus de 5.000 francs pour effectuer le trajet aller-retour de Huy à Bruxelles. Ne crois-tu pas que c'est beaucoup ?
Après quelques instants de silence, la grand-mère reprit...
- Allô, tu es toujours là ?
- Tu veux vraiment aller jusque là ?
- Oui, j'ai le temps long après Nathalie et la revoir serait merveilleux... ; II est 17 h.15... apprête-toi... je me change et à 18 h. je suis chez toi avec mon épouse... on va te conduire à Zaventem...
Dépêche-toi, on arrive...

ACTE III

Madame Hanson s'est empressée de fermer portes et fenêtres et elle s'est habillée rapidement. De son côté, son interlocuteur, après avoir pris une douche rapide, montait dans sa voiture, accompagné de son épouse, allait à Lens-St-Remy pour prendre en charge Madame Hanson qui, on n'en doute pas, était prête derrière sa porte. A 17 h.55, Mme Hanson montait dans la voiture et prenait la direction de Bruxelles par l'autoroute Liège-Bruxelles. A 18 h. 35 la voiture entre dans le parking à Zaventem. Immédiatement les occupants se rendent à l'embarquement croyant y retrouver le fils et la belle-fille de Mme Hanson. Première déception !... Ceux-ci étaient déjà entrés en zone de transit et avaient franchi le contrôle des passeports. Mme Hanson et ses amis se dirigent alors vers les passerelles et là, aperçoivent Jean Hanson et sa femme qui effectuent quelques achats hors-taxe. Il faut préciser que depuis l'attentat de Munich, il y a quelques années, l'aéroport a subi plusieurs changements en matière de sécurité et les visiteurs qui se trouvent sur les passerelles, n'ont plus la possibilité de s'entretenir avec les passagers qui sont entrés en zone transit. Les passerelles sont entièrement isolées par des tunnels constitués de vitres antiballes isolant même les passagers du bruit provenant des zones réservées aux visiteurs. Voyant l'heure qui passait, Mme Hanson est attristée par l'impossibilité de prendre contact avec ses enfants.

L'aéroport de Zaventem
La rotonde et les passerelles d'embarquement

Son ami Jean se rend au poste de gendarmerie où le contrôle des voyageurs est effectué et après avoir décliné son identité et donné le motif de sa présence avec la mère de M. Hanson, sollicite qu'un appel au micro soit effectué pour attirer l'attention de Jean Hanson et de sa femme. A 18 h. 52 l'appel est diffusé et les minutes qui suivirent furent pénibles. Mme Hanson faisait les cent pas avec son petit chien sur les bras, son ami Jean tentait de la calmer et l'épouse de ce dernier réconfortait cette grand-mère qui, malgré son âge, arpentait la salle des pas perdus comme un champion de marathon. Entre-temps, par des renseignements pris sur les vidéos affichant les trafics aériens, ils apprennent que le vol de la TWA avait un retard important et que le départ pour le Portugal (Faro) était prévu à 20 h. 40. Cela leur donnait un laps de temps considérable pour trouver une solution afin d'arranger la rencontre impromptue de la grand-mère et sa petite-fille.

ACTE IV

A 19.03 Hr, Jean Hanson se présente au poste de contrôle de la Gendarmerie et à sa grande stupéfaction, aperçoit sa maman et ses amis. Il demande l'autorisation de quitter la zone transit et il lui est signifié qu'il doit faire tout le tour, sortir des installations de douanes et revenir par l'entrée des départs afin d'avoir accès à la zone réservée aux visiteurs. Encore quelques minutes de patience et voilà Mme Hanson en compagnie de son fils Jean et de sa belle-fille Elisabeth. Ensemble, et après s'être embrassés, ils se dirigent vers la cafétaria. Ils s'installent autour d'un bon verre et la discussion reprend de plus belle. - Dis maman, pourquoi es-tu venue jusqu'ici ?... De plus tu déranges les gens !
- Je t'avais dit que si je trouvais un taxi, je viendrais te dire au revoir et je voudrais revoir ma petite Nathalie.
Si elle est vraiment dans l'avion où tu dois embarquer, tu arrangerais bien ça pour que je puisse la voir quelques minutes pendant l'escale.
- Mais on n'arrange pas cela d'un coup de baguette magique. Les hôtesses qui font de courtes escales n'ont pas le temps de descendre à terre. Elles doivent préparer l'intérieur de l'avion avant l'embarquement des passagers.
De plus je ne sais pas si Nathalie sera autorisée à quitter l'avion pour venir en transit. Dernière chose, tu ne peux pas entrer en transit puisque tu ne prends pas le départ... La grand-mère, se rendant compte de l'impossibilité d'une telle visite, laisse apparaître son désespoir et son chagrin.

ACTE V

Son ami et chauffeur occasionnel, regardant sa montre, s'adresse à Jean Hanson.
- Jean, ramasse-toi, on va tenter l'impossible... on ne sait jamais...
- Jean (ils s'appellent Jean tous les deux) je veux bien, mais on va buter contre un mur... le service de sécurité ne va jamais accepter une telle chose...
- Celui qui n'essaye rien n'a rien... l'impossible n'existe pas... je n'ai pas encore dit mon dernier mot... viens avec moi au cas ou il faudrait un interprète Tous deux quittent les trois dames qui restent devant leur tasse de café, sans mot dire et pessimistes devant une telle démarche. Les deux Jean retournent au poste de contrôle des documents avant départ et Jean Hanson éberlué par la démarche de son ami Jean, reste bouche bée lorsqu'un agent des services de la régie des voies aériennes accepte de faire appeler le commandant en second de l'aérodrome. Jean Hanson doutait qu'une telle autorité aurait accepté de se déplacer pour entendre le motif de la démarche.
- Messieurs bonjour, que peut-on pour vous ?
- Bonsoir Monsieur... puis-je me permettre de vous expliquer en quelques mots le motif de ma présence ici... je suis sous officier de gendarmerie... je suis arrivé vers 18 h.40 avec une dame qui voudrait revoir sa petite fille, hôtesse à la TWA, et qui va faire escale dans quelques minutes... je sais que c'est vous demander beaucoup mais ne serait-il pas possible d'autoriser cette grand-mère à pénétrer dans la zone transit, et, d'atteindre la porte d'embarquement afin de s'approcher de l'avion arrivant de FARO. Dès lors, en espérant que les hôtesses descendent quelques minutes en zone neutre, la grand-mère et sa petite fille se rencontreront...
- Ce n'est pas chose courante mais je crois qu'on va pouvoir arranger quelque chose. Allez chercher cette dame et vous l'accompagnerez en zone neutre car votre qualité de gendarme vous autorise à pénétrer dans la zone d'embarquement qui est sous haute surveillance... je vous attends ici... nous n'avons que quelques minutes pour aller à cette porte d'embarquement, tout au bout des bâtiments, et l'avion est annoncé pour bientôt... Sans plus attendre, Jean (le gendarme) s'élance dans les couloirs et retourne à la cafétaria pour annoncer la bonne nouvelle aux trois femmes restées dans l'attente d'une solution.

ACTE VI

"On va à l'embarquement... le commandant de l'aérodrome va arranger quelque chose... avec un peu de chance tu embrasseras NATHALIE lors de son passage..." Les trois femmes vident leur tasse de café d'un seul trait et accompagnent l'ange gardien qui vient d'annoncer la bonne nouvelle. Tout ce petit monde se retrouve devant la porte de contrôle des départs. Jean Hanson et sa femme, présentent leur billet d'avion, pénètrent en zone de transit. Jean (le gendarme) entraîne Mine (la qrand-mère) d'un pas décidé, vers le portique "BALTEAU" détecteur d'objets prohibés et ensemble, ils entrent en zone transit. Sans plus attendre et accompagnés du Commandant en second de la base, ils s'élancent dans les couloirs et tapis roulants qui donnent accès à la porte d'embarquement pour le vol du Portugal. L'attente commence. Debout, accompagnée du chef de l'aérodrome et de son ami Gendarme, Mme Hanson compte les minutes qui la séparent encore de l'arrivée de l'avion. Entre le Commandant en second et Jean (le Gendarme) s'engage alors une conversation...
- Comment allons pouvoir attirer l'attention du personnel de l'avion pour faire savoir à l'Hôtesse que sa grand-mère l'attend en transit ?...
- Ne vous tracassez pas de trop, lorsque l'avion sera arrivé et qu'il sera relié par le sas de débarquement, j'irai personnellement et avant tout déplacement des passagers, m'adresser au Commandant de bord et je lui expliquerai la situation et le motif de votre présence ici... Avec un peu de chance et s'il autorise l'hôtesse à quitter le bord, je reviendrai avec elle dans la zone d'embarquement.
De son côté, Madame HANSON est toujours énervée, son fils et sa belle-fille ne savent plus s'ils doivent y croire ou pas. Ils sont également énervés. C'est Jean (le Gendarme) qui prévient tout le monde que l'avion vient d'atterrir et que ce dernier vient se ranger près du sas de débarquement. Le Commandant de l'aérodrome les a déjà quittés lorsque l'avion est complètement stabilisé. Parles baies vitrées de la rotonde, ils ont pu assister au raccordement entre la passerelle du sas d'embarquement et l'avion. Une fois la passerelle accouplée et les soufflets de protection placés, il n'est plus possible d'assister aux déplacements des passagers et du personnel de bord. Aussi pas besoin de vous dire que l'atmosphère était chaude et tendue dans la salle où plusieurs dizaines de passagers attendaient le feu vert pour se diriger sur la passerelle d'embarquement où Nathalie allait peut-être surgir. Emotion intense ! A 19 h.52, les passagers commencent à sortir de l'avion et arrivent par le couloir, Mme Hanson ne voit toujours pas arriver sa petite-fille et ses enfants doivent la calmer de crainte qu'elle n'ait un malaise. Il faut imaginer la tension dans la- quelle se trouve Mme Hanson, âgée de 82 ans et qui, depuis 4 ans, n'a plus vu sa petite-fille. Notons également que cette petite-fille NATHALIE était la préférée de feu Monsieur Hanson, décédé il y a 1 an, et qui était le parrain de cette jeune fille.

ACTE VII

19 h.57 Jean (le gendarme) voit apparaître le Commandant en second de la base. Il est accompagné de NATHALIE, Jean se penche et glisse dans l'oreille de Mme Hanson...
- Mine, voilà Nathalie...tu ne peux la voir derrière la foule mais elle arrive... mon Dieu ce qu'elle a changé ! Mme Hanson et Nathalie tombent dans les bras l'une de l'autre. Jean Hanson et son épouse ne peuvent retenir leur émotion. Jean (le gendarme) remercie d'une bonne poignée de main le Commandant en second de la Régie des voies aériennes. Sur les joues de cette grand-mère heureuse, on voit couler des larmes de joie. Même les passagers en attente d'embarquement sont émus et certains expriment leur émotion à haute voie. Après une étreinte de plus d'une minute le dialogue s'engage...
- Nathalie... ma petite Nathalie... ce que tu m'as manqué...
- Oh Marraine que je suis heureuse de te voir...pourquoi ne viens-tu pas avec nous ?...
- Ma chérie... (elle éclate en sanglots)... je me fais trop vieille et puis parrain n'est plus là...

Nathalie, l'hôtesse de l'air de la T.W.A.

- Promets-moi que tu viendras bientôt à FARO... je viendrai te chercher moi-même à Bruxelles et nous ferons le voyage ensemble... Elles s'embrassent de nouveau et on sent que l'émotion augmente dans la foule qui assiste en spectatrice à une rencontre inattendue mais tant désirée par la grand-mère qui doit être supportée tant l'émotion la brise. Le temps passe et déjà certains passagers entrent dans le couloir d'embarquement Nathalie sert encore sa grand-mère dans ses bras... -Je vais devoir te quitter... le Commandant de bord m'a donné 5 minutes et je crois que j'ai dépassé le temps...
- Oh ! Nathalie que c'est bon de te serrer dans mes bras... je t'aime tant... reviens-moi vite... Nathalie serre à nouveau sa grand-mère dans ses bras et l'embrasse une dernière fois avant de saluer le Commandant de la base et remercie Jean d'avoir amené sa grand-mère en visite-surprise. Elle salue de la main se dirige vers la passerelle, et s'adresse à son oncle Jean Hanson et sa tante en disant...
- Je vous attends dans l'avion... nous vous avons réservé un accueil particulier... à tantôt... (et une dernière fois de s'adresser à sa marraine)... au revoir Marraine... soigne-toi bien... à bientôt... je t'aime.
Madame Hanson, accompagnée du Commandant en Second et de son ami Jean, quitte immédiatement la salle d'embarquement et dit à Jean...
- Allons-nous en, je ne veux pas voir partir l'avion... que je suis heureuse de l'avoir revue... je savais que je pourrais la voir... merci à vous deux... vous ne savez pas le bonheur que vous m'avez apporté...
- "Commandant, merci mille fois... le bon Dieu vous le rendra..."

Le gendarme Jean Chapelle, l'ange-gardien

Il est 21 h.20 lorsque la voiture s'arrête devant le domicile de Mme Hanson, elle visite ses amis à prendre un verre avec elle. Lorsque Jean et sa femme quitteront Mme Hanson, c'est avec le sentiment d'avoir réalisé une bonne action et la certitude que ce voyage à Zaventem a réuni deux êtres qui se manquaient depuis longtemps. Longtemps encore ils en reparleront et à chaque fois le sourire et le bonheur sur le visage de cette grand-mère reviendra à leurs yeux. C'est ainsi que se termine cette belle histoire. Elle aurait pu commencer par : "il était une fois..." Des aventures comme celles-ci scellent des amitiés durables, de vraies amitiés. Celle-ci pourrait s'intituler "il était une fois Mine et Jean..."

 

II. Un roman dans la tourmente

ACTE l

Monsieur Albert Dumont, concierge à l'athénée, trouve, dans les années 70 un bracelet d'identité militaire d'un G.I. américain dans une des caves de l'école qui furent aménagées en abris sur ordre de la protection anti-aérienne en 1940. (Rappelons que c'est Henri Rosoux, route de Tirlemont, qui sur ordre du directeur-préfet Fernand Delmez, assura la consolidation des caves à l'aide de madriers de charpentes fournis par la scierie Leclercq).

Le bracelet-chaîne et ses précieuses breloques

Monsieur Dumont s'émeut de pareille trouvaille et se demande si des recherches ne pourraient se réaliser en vue de retrouver le propriétaire du bracelet. Il confie donc le bracelet au chef des scouts marins de l'époque qui est animateur des fêtes du 21 juillet au sein du comité des fêtes de la F.N.C. Celui-ci se promet bien de retrouver les traces du soldat américain et de l'inviter à un joyeux "back to Belgium". Ce bracelet en mailles de cuivre, long de 35 cm, était sans doute converti en chaîne de cou. Il portait les deux plaques d'identité militaires (avec nom, prénom, numéro matricule, groupe sanguin et culte religieux), une plaque d'identité en argent (avec nom et matricule) une clé de coffre, une clé de véhicule et une médaille sainte. Le plaque militaire portait les inscriptions suivantes : LYLE A WILLIAMS 35645368 T 43-44 0 P. C'était donc un technicien de la classe 43-44. Son groupe sanguin était le "0" universel et sa religion "P" est le protestantisme. La médaille est un scapulaire portant à l'avers l'effigie du sacré-cœur et au revers l'image de Notre-Dame du Mont Carmel.

ACTE II

Le chef des scouts marins (alias Clap'Sabot) s'informe auprès de Monsieur Louis Houpresse président local de la F.N.C. et du comité des fêtes du 21 juillet sur l'opportunité d'un cortège à la gloire de l'armée américaine avec, au préalable, le retour à Hannut de Lyle Williams. Monsieur Houpresse donne son accord et autorise le feu vert pour les conditions de "rapatriement" du soldat Americano-Hannutois. Du coup, des demandes de renseignements sont introduits (1) à l'état-major des troupes américaines en Europe (2) à l'ambassade des Etats-Unis en Belgique (3) à l'ambassade de Belgique aux U.S.A. Les réponses sont concordantes : les U.S.A. ne disposent pas d'un office de la matricule central pour ses forces armées. Les matricules sont régimentaires et dans ce cas précis, les renseignements sont insuffisants. De plus, Clap'Sabot apprend que de tels renseignements ne peuvent être confiés car il y a trop de recherches d'identité et de domiciliation pour des questions d'ordre "judiciaires", comme la recherche de paternité. En fin de compte le projet est abandonné et il n'y a pas de cortège américain le 21 juillet.

ACTE III

Clap'Sabot ne désespère pas... 10 ans après, il lui est donné de conduire un ancien G.I., ayant séjourné à Avennes, sur les lieux de débarquement en Normandie. Avec cet ancien combattant, il visite aussi des cimetières militaires de Normandie et de Bretagne où l'émotion est intense quand le vétéran salue puis s'agenouille au pied de petites croix blanches portant les noms d'anciens compagnons de combat. Madame Halin-Dechany d'Avennes accepte de poursuivre les recherches avec l'aide de cet ancien combattant américain qui a accès à certaines archives de l'armée U.S. Le temps passe et l'espoir diminue...
Madame Halin se met alors en communication avec une connaissance néerlandaise qui habite dans le Limbourg Hollandais, non loin des Fourons. Cet intellectuel polyglotte fait de fréquents séjours en Amérique et il a beaucoup de connaissances dans les vétérans américains. Ce troisième essai s'avère le décisif... Jan, le Hollandais, donne communication de l'adresse de Lyle Williams... Mais hélas il nous apprend qu'il vient de mourir ! Son décès remonte à un mois seulement ! Il ne saura jamais que nous détenons son bracelet.

Notre soldat américain photographié dans son verger, en Floride

ACTE IV

Clap'Sabot écrit à la veuve de Lyle... Mais la réponse vient de l'aîné des fils de Lyle Dans sa lettre datée de juin 89, il nous confirme - "vous êtes bien à l'adresse de papa. Il est mort ce 9 mars, paisiblement, à la maison. Il m'a souvent parlé d'une fille qu'il a rencontrée en Belgique et qui lui avait confié cette médaille, (N.D.L.R. : Les protestants n'en portent pas...)
Il m'en parlait quand maman n'était pas dans le voisinage proche, avec le sourire. Elle a beaucoup compté dans sa vie... c'est un chapitre que j'ai pu lire et dont je me rappelle. Après la guerre, papa est retourné au boulot à son usine chimique et la distance, que je comprends, a provoqué l'oubli
Alors, papa a épousé Rêva, ma maman fin 1946. Nous sommes deux fils moi (Frank) et mon jeune frère (Danny Alan). Papa fut admis à la retraite il y a 6 ans. Et il est mort dans le quartier où il est né après avoir passé une vie confortable.

Les deux fils Lyle-Williams et l'épouse de Danny

Je l'aimais beaucoup et j'ai toujours admis chrétiennement les attaches de papa pour la Belgique.
S'il vous plaît, envoyez-moi le bracelet de papa
". Cette histoire aurait, aussi, pu commencer par "il était une fois..." Histoire pleine de tendresse mais nimbée de tristesse. Clap'Sabot s'arrange pour ce bracelet arrive à destination de Frank pour la Noël. Nous supposons que nous avons rempli la mission que souhaitait Monsieur Albert Dumont et que nous aurons fait des heureux aux U.S.A. Ainsi se terminent nos deux contes. Vous ont-ils intéressés. Dites-le à l'Aronde et à Clap'Sabot.

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Mise à jour le Mercredi, 25 Février 2009 10:44