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de Saint Hubert

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de SAINT-HUBERT, un nom de légende

de SAINT-HUBERT, un nom béni de nos aïeux

de SAINT-HUBERT, une source de travail pour les ouvriers de la région,
la providence pour les agriculteurs belges.

 

Notre reportage a les honneurs d'un château, à Orp-le-Grand, propriété de la famille de Saint-Hubert. Notre correspondant est très aimablement accueilli par Monsieur Pierre de Saint-Hubert et par Monsieur Léon Delfosse. D'entrée de jeu. il apparaît que l'histoire de l'usine, son évolution, ses inventions, sa réputation mondiale pourraient faire l'objet de plusieurs articles "à suivre". Respectueux de notre tradition, nous allons condenser notre nombreuse documentation dans des chapitres très succints. Nous nous proposons quand même de revenir sur ce sujet très attachant pour en explorer une ou deux facettes dignes d'une étude plus approfondie, dans un proche avenir.

Saint-Hubert, étymologie et généalogie

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Edouard de Saint-Hubert
Fondateur des Etablissements à Orp, en 1877

Sans vouloir découvrir toutes les branches de l'arbre généalogique des de Saint-Hubert, nous apprenons, de la bouche de Monsieur Pierre de Saint-Hubert, que la famille trouverait ses origines connues, les plus lointaines, dans la région de Dînant. Déjà au XIIIe siècle on trouve ce patronyme dans la vallée de la haute Meuse. Y a-t-il un rapport avec la légende ardennaise qui glorifie le saint patron des borquins ? (ville de Saint-Hubert), Monsieur Pierre de Saint-Hubert ne le croit pas.. mais, sait-on jamais ! De toute façon, dans une charte du 6 juillet 1257. rédigée en latin on peut lire le nom de Godefroid le batteur dit de Saint-Hubert... (le batteur : le batteur de cuivre : l'artiste dinandier) puis on découvre beaucoup des de Saint-Hubert dans des actes du XVIIe siècle. Ce qui est évident c est que l'arrière-grand-père de Monsieur Pierre de Saint-Hubert est originaire des environs de Hastière (1604). Le grand-père, Edouard de Saint-Hubert, remonte avec sa famille vers le nord et on le retrouve successivement à Jambes, à Mehaigne, à Eghezée puis à Orp-le-Grand Un registre de comptabilité lui appartenant est daté de Mehaigne.

Naissance d'un atelier agricole à Orp-le-Grand

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Edouard de Saint-Hubert et son premier atelier (forge) en 1896

En 1877, Edouard de Saint-Hubert achète une propriété en bordure de la rue, et proche du chemin de fer ou il ouvre un commerce de grains et d'engrais puis, soucieux du bien-être de ses clients, il imagine de leur simplifier la vie en leur fabriquant des outils et des appareils de labour qui pourraient soulager la main d'oeuvre et la rendre plus productive. Il acheté des lors la censé de Tongerlo (ferme) qui fut bâtie sur les ordres de l'abbaye des Prémontrés de Tongerlo Le château fut construit a l'emplacement de la grange où l'abbaye stockait la dîme des paysans de la région. Apres maintes péripéties cette propriété perdit sont affectation première et Edouard de Saint-Hubert la racheta à un censier qui en trouvait la charge trop lourde) C'est la qu'Edouard installa ses premiers ateliers en libérant les étables et les dépendances de leur vocation rurale. On y vit surgir des forges, des salles de montage, des abris de stockage, des dépôts d'outils fabriqués.

De l'outil à la machine, de l'atelier à l'usine

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La seconde génération de Saint-Hubert à Orp-le-Grand
MM. Léon, Georges, Edouard

Edouard de Saint-Hubert est un patron ingénieux et son esprit d'invention est doublé d'une audace peu commune. Il s'entoure d'artisans de talent et ses projets passent très vite de l'idée a la forme. C'est ainsi que vont naître des machines et instruments qui faciliteront le travail des gens et des bêtes tant chez le petit cultivateur que dans les grandes fermes, (outils, roues, bandages, brouettes, timons, traits métalliques). Il faut sans cesse agrandir les installations et intéresser la famille a l'entreprise. On construit deux grandes travées à l'aide de charpentes de récupération de l'armée anglaise. C'est ainsi que les trois fils d'Edouard de Saint-Hubert seront au poste de pilotage sous les ordres du capitaine fondateur. Tout l'équipage de saint-Hubert se mettra à la barre, le cap vers le succès. Nous sommes au début du 20e siècle, il faut suivre le progrès et assurer son avenir. En 1901 la société de Saint-Hubert est officiellement et légalement formée. L'usine de Saint-Hubert fabrique désormais en série le fameux semoir "Simplex"(invention de Saint-Hubert brevetée). Les commandes affluent de tous les horizons. Après le semoir "Simplex" naîtront la bineuse et le râteau à cheval. L'agriculture belge se modernise, elle vit à l'heure "de Saint-Hubert". Une machine à vapeur fournit la force motrice électrique via d'énormes dynamos.

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Les premiers ateliers - la cheminée de la machine a vapeur, les râteaux à cheval (à droite)

Après la guerre 14-18

Chaque guerre a des conséquences sociales et économiques. Après chaque conflit, il faut se rendre à l'évidence, le progrès fait des pas de géant. Les besoins de la guerre engendre toujours une explosion industrielle. Les moyens de production n'ont plus de prix, la machine qui tue suscite des vocations et des inventions. Heureusement les mutations profondes profitent aux peuples qui retrouvent la paix et la liberté. L'usine de Saint-Hubert ne veut accuser aucun retard, elle se met au diapason de l'ère industrielle nouvelle. L'électricité se généralise, une fonderie est installée, des ouvriers qualifiés sont formés. L'industrie qui veut vivre doit s'affranchir et supprimer les intermédiaires. C'est ainsi que chez "de Saint-Hubert" l'usine n'importe plus que le bois en grumes, la fonte en gueuses (lingots), l'acier en barres.

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Un incendie accidentel au dépôt de bois

Mais quelle activité prodigieuse : à la sortie des ateliers on peut accueillir : 1. des semoirs. 2. des bineuses. 3. des râteaux à cheval. 4. des hache-paille. 5. des coupe-racines (betteraves). Tout ce matériel est absolument "made Saint-Hubert in Orp-le-Grand". Les usines occupent désormais des centaines d'ouvriers et d'employé

Développement industriel - innovations - Réputation mondiale

De 1920 à 1938, les usines de Saint-Hubert con-naissent une véritable explosion économique. La gamme des machines ne fait que s'amplifier. La fabrication se diversifie et s'épanouit, la masse ouvrière constitue "une ville dans la ville". Dès sept heures du matin la population d'Orp-le-Grand approche du double de sa capacité...

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Un incendie accidentel au dépôt de bois

Il fait bon vivre à Orp. (Citons une anecdote en passant... un certain monsieur Campinaire marchand de machines agricoles lance un défi à monsieur de Saint-Hubert "chargez-moi un wagon de semoirs et je le liquide en France dans le mois..." Aussitôt dit, aussitôt fait... mais monsieur Campinaire restera en France où il a fait souche à Vieux-Condé ! Le semoir conduit à tout, même à l'âme sœur). L'usine tourne à plein rendement, c'est le travail à la chaîne depuis la fonderie jusqu'à l'embarquement des machines sur les wagons de la gare. Des trains entiers seront affrétés par l'usine. Suivons en pensée les différents ateliers de l'usine : le noyautage, le séchoir, la salle de préparation du sable de moulage, le moulage mécanique, la coulée de fonte, le démoulage, le déssablage, le décapage, le meulage et débardage des pièces brutes, le calibrage final, le débitage des pièces d'acier laminé, la forge avec son marteau pilon et sa presse à estamper, le découpage des tôles, le dressage, le pliage, le moulurage, la menuiserie avec ses artisans aux scies, aux dégaucaisseuses, aux raboteuses, aux toupies, suivent enfin les ateliers d'assemblage et les ateliers de peinture... Et nous vous faisons grâce des salles d'emballage et d'expédition... Et nous ne vous parlons pas des différents bureaux. De progrès en progrès l'usine augmente ses productions, de Saint-Hubert ne se limite pas à la production pour l'agriculture. Elle s'enrichit de fabriques de pompes (à eau et à purin) de réservoirs de chasses (en fonte), d'éviers pour pompes. Le département sanitaire connaît le plein emploi pendant que le célèbre semoir Simplex se modernise et s'adapte à des exigences toujours nouvelles. L'usine de Saint-Hubert fournit les 95 % des besoins belges mais exporte en outre ses machines en France, en Hollande, au Portugal, en Italie, en Espagne, en Angleterre, au Congo belge, en Amérique latine. Un semoir à grand rayon et grande capacité

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Une pompe
De Saint-Hubert
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Un coupe racines Une pompe à purin

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Le personnel vers 1920 - En 1, 2, 3, les trois frères de Saint-Hubert (la direction : 2me génération). En 4, M. Fellendael qui créera les ateliers "Tank" concurrents à Landen

La 3e génération des de Saint-Hubert

On n'arrête pas le temps et l'homme n'est pas éternel. Après le fondateur Monsieur Edouard, après la deuxième génération constituée par Messieurs Léon - Georges - Edouard, il faut penser à la relève : "qui n'avance pas recule"...
Une magnifique photo regroupe la troisième génération, on y retrouve les continuateurs de l'oeuvre et de l'entreprise.
De 1937-38, l'usine rachète les bâtiments des tuileries nationales et y installe une fonderie de non ferreux (cuivre).

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De droite à gauche (par ordre de grandeur) : les deux frères Jacques et Jean, puis les 5 frères (cousins des 2 premiers) : Edouard, Pierre, Philippe, Georges, Michel (Michel n 'a voulu poser qu 'en compagnie de son lapin ! Edouard fut aide de camp du roi. Pierre est le descendant de cette illustre lignée qui a bien voulu recevoir notre reporter. Cette photo a été prise il y a environ 60 ans).

La guerre 40-45 et l'action humanitaire des usines

Pendant l'occupation les usines travaillent presqu'exclusivement pour les besoins belges. Bon nombre d'ouvriers ont été mobilisés, sont prisonniers ou vivent dans la clandestinité. La machine de guerre monopolise les matières premières tout est contingenté. Les prix flambent, les matériaux deviennent rares. Les frères de Saint-Hubert refusent de suivre le mouvement de l'escalade des prix. Tout le marché va désormais être lié au tarif légal avec une petite restriction (ou exigence) susceptible d'alimenter un fonds social pour le personnel de l'usine. Tout agriculteur ou fermier qui négociera l'achat d'une machine l'obtiendra au prix du catalogue d'avant-guerre mais il assortira son paiement d'une petite quantité de froment (qui ne dépassera jamais 20 kg). Ce blé sera stocké dans une "cachette" à l'usine et constituera une "banque du blé" pour le personnel. C'est ainsi que pendant toute la guerre, employés et ouvriers reçurent un approvisionnement clandestin proportionnel aux charges de famille (allocation en nature gratuite !) Ce service social se fit un honneur et une obligation civique d'aider les agents de l'usine prisonniers dans les oflags ou stalags ainsi que les familles de résistants ou de prisonniers politiques. La guerre avait resserré, si besoin en était, les liens d'amitié entre tous les gars (l'usine n'employait pas de femmes !) de cette formidable entreprise familiale. Monsieur Pierre de Saint-Hubert se souvient que lors d'une fancy-fair au profit des prisonniers de guerre d'une commune voisine, une machine de l'usine fut vendue, 3 fois son prix, aux enchères américaines. Le comité organisateur venait de battre tous les records de recettes.

Après la guerre

L'usine ne fut très heureusement réquisitionnée (en partie) que par l'armée belge en 40 et par l'armée américaine en 44 pour la réparation du charroi automobile. Les américains ont apporté leur technique à l'Europe. L'industrie doit à nouveau s'adapter, il faut embrayer à la vitesse supérieure, il faut diversifier et compléter à nouveau la gamme des produits. En 1947-48, l'usine connaît son apogée. Elle occupe plus de 400 ouvriers, sans compter les employés... Et tout ce monde se déplace à bicyclette (parfois à vélomoteur) c'est beau à voir. Quel départ cycliste hétéroclite! (des jeunes, des vieux, des gros, des maigres... mais tous costauds... Des casquettes, des bérets, des chapeaux, des cheveux au vent, des pipes, des cigarettes, des "chiqueurs" aussi !). "C'était le beau temps." Disent les anciens avec nostalgie. Le recrutement de tous ces ouvriers se faisait dans un rayon restreint de 10 km maximum," ce qui explique l'usage généralisé de la bicyclette. Les marchés internationaux, fermés pendant la guerre, connaissent maintenant une véritable explosion. La concurrence étrangère se propage comme une épidémie. La culture intensive américaine a provoque des progrès techniques considérables dans la mécanisation. La traction hippomobile disparaît. C'est le règne du tracteur. de Saint-Hubert suit le mouvement. L'usine complète sa gamme par des produits d'importation : tracteurs Hanomag (Allemagne) et d'exportation : semoirs pour Massey-Ferguson (Angleterre). D'autres machines d'origine étrangère apparaissent au catalogue de ventes de l'usine. La création d'une unité spéciale est créée à Tirlemont pour des questions d'accessibilité (on a supprimé la ligne de chemin de fer Landen - Gembloux - Tarnines !). Un mot sur les transports. Là aussi nous assistons à une évolution exceptionnelle en un demi-siècle. Au début, les machines agricoles étaient enlevées par des attelages de vaches, de bœufs ou de chevaux. Puis il a fallu se plier au confort de la clientèle et expédier par train et par camion. Maintenant tout se fait par des firmes spécialisées en transports lourds internationaux, de pays à pays ou via le port d'Anvers.

La fin d'une industrie

L'Europe subit la crise. La concurrence faite par l'Amérique et le Japon est impitoyable. Ces deux mastodontes industriels ont un "siècle" d'avance technologique. C'est le règne de l'automation et de l'automatisation suivi du règne de l'électronique et de l'informatique. L'Europe est dépassée par les événements, il faut garder la tête froide et savoir s'arrêter à temps. En 1970 de Saint-Hubert-Orp arrête la fabrication, Tirlemont continue ses importations. Il faut se reconvertir pour sauver des emplois. Divers essais seront tentés dont la création d'un atelier de fabrication de colliers de serrage (les colliers "Kisser"). C'est la première fois de sa longue histoire que de Saint-Hubert emploie de la main d'œuvre féminine. Cela a résisté 6 ans. Dans toutes les tentatives de reconversion, il fallait garder à l'esprit cette règle impérative : "les prix fixés pour un produit doivent être couverts par le marché intérieur !", car à l'exportation les prix n'étaient pas compétitifs. Pour vendre à l'extérieur, il fallait "brader". Et quand on songe à l'étroitesse du marché intérieur belge.

Reconversion et nouvel espoir

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Un montage "FOLD A WAY" quelque part dans le désert au Moyen-Orient. Réalisation par des monteurs "de Saint-Hubert"

Depuis l'abandon de la fabrication, la famille dirigeante des usines de Saint-Hubert s'est appropriée un brevet canadien de construction métallique. Depuis 1968, suite à l'audace et le sens commercial de la direction, de Saint-Hubert exploite la construction "FOLD A WAY" de gigantesques bâtiments métalliques démontables, en exclusivité pour l'Europe (pays de l'Est y compris) pour l'Afrique du Nord et de l'Ouest, pour le Moyen-Orient (Iran v compris). de Saint-Hubert a beaucoup fourni et construit au Moyen-Orient (la guerre du Golfe a mis un arrêt à cette exportation) puis en Algérie (la crise pétrolière a aussi ralenti ce créneau d'activité). Il est à nouveau nécessaire de se reconvertir et de se recycler. Un bureau d'études est en train de plancher sur des projets nouveaux. De Saint-Hubert s'est spécialisée dans la fabrication et le montage de vastes abris pour le garage et l'entretien de mastodontes du gros génie civil, dans la fabrication de grands complexes militaires, dans le montage d'usines et d'installations pétrolières ou sidérurgiques. L'avantage de ces constructions est fort appréciable : montage rapide, pas de fondations, une grue, 4 hommes maximum, et 400 m2 de montage par jour ! il faut le faire ! De plus, ces complexes gigantesques sont démontables et peuvent être remontés ailleurs (c'est le cas lors de l'installation de chantiers sur les autoroutes et sur les chantiers T.G.V.). Tous les éléments d'un hangar normal se chargent sur une seule remorque de camion : soit 15 à 20 tonnes ! On est dans le domaine du prestigieux ! Comme l'usine de Saint-Hubert ne recule devant aucune difficulté, elle a accepté de livrer au sommet du Spitzberg (N-E du Groenland, dans l'Arctique) un hall métallique "tout monté" hissé à son point d'attache par hélicoptère. Une prouesse technique dont seule l'Amérique avait le secret jusqu'alors. Il a fallu abattre des dizaines de bâtiments, libérer des vastes étendues pour la manœuvre des poids lourds, construire de vastes halls de montage. Pour enlever de plantureux contrats il a fallu investir dans l'achat d'une flotte de 140 remorques "poids lourds" à plateformes énormes ! Nécessité fait loi. Le client exige un contrat roll-on-roll-of, à charge du constructeur de transporter, de décharger et de monter à destination. (D'où l'engagement nécessaire de chauffeurs internationaux et d'équipes de monteurs qui acceptent de s'expatrier pour un délai déterminé sous des climats excessifs... parfois dans le désert),(ces remorques chargées sont embarquées sur des navires à Anvers). La production de ces bâtiments est hélas destinée à l'exportation à 98,5 %. Le marché belge est si restreint !

Et maintenant

Monsieur Delfosse nous confie que la firme (qui fait partie intégrante de sa vie) envisage la fabrication de plus petites unités comme bâtiments pour communautés (écoles, centres sportifs, clubs), tranchées couvertes (facilement camouflables), serres, abris. Un grand marché potentiel permet de nouveaux espoirs.

Une anecdote encore

 

Un chargement à destination du Moyen-Orient devait être enlevé par une firme Bulgare (habilitée pour le transit à travers la Turquie). Une colonne de 12 camions était attendue à un jour déterminé dès 8 heures. A 8 heures : rien ! (un retard est toujours possible). A 9 heures : rien ! (on s'impatiente, on essaie de s'informer) A 10 heures : la douane Germano-Belge confirme que la colonne est entrée en Belgique depuis l'aube (on panique). A 12 heures : rien ! (que font-ils ? où sont-ils ? que se passe-t-il ?) La direction lance un appel radio à tous les routiers sur les routes belges pour orienter les chauffeurs bulgares. Puis, aux grands maux les grands remèdes, tous les employés et ouvriers d'Orp qui possèdent une voiture sont envoyés tous azimuts sur les routes de Flandre et de Wallonie à la recherche des égarés. La colonne s'était scindée au hasard des feux rouges et des carrefours et on les retrouva tous par petits groupes (2 ou 3) avant le soir.

Un souhait

Devant l'histoire merveilleuse de la famille de Saint-Hubert et de son œuvre en wallonie, on ne peut qu'être admiratif et féliciter cette entreprise de ne jamais figurer parmi les firmes qui nécessitent des ballons d'oxygène de la part des pouvoirs publics. "Aide-toi et le ciel t'aidera". On comprend maintenant que la direction de cette usine passe des nuits d'insomnie. Qu'est-ce que le nord de la Province de Liège et le sud du Brabant ne doivent pas aux de Saint-Hubert ? (Mais où sont donc les tuileries, cimenteries, sucreries, tonnelleries ?)
L'Aronde aurait voulu dire plus de choses. L'histoire est bien incomplète. La chronologie des faits n'est pas toujours fidèle. ... Mais il a fallu condenser... C'est dommage !
Merci encore à Monsieur Pierre de Saint-Hubert et à Monsieur Léon Delfosse pour leur grande disponibilité, leur gentillesse, leur accueil. Nous avons conscience que notre région sera heureuse de lire cette belle page de souvenirs.

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Mise à jour le Samedi, 10 Novembre 2012 13:06