Site d'Adrien Daxhelet

Site d'Adrien Daxhelet

  • Augmenter la taille de police
  • Taille de police par défaut
  • Diminuer la taille de police
Site optimisé pour le navigateur Firefox
Accueil Clap'Sabot Pèlerinages régionaux

Pèlerinages régionaux

Envoyer Imprimer

Piété hesbignonne

Les Pèlerinages régionaux

 

Pour guérir d'un mal, on invoquait un(e) saint(e) avant d'appliquer un remède spécifique.
La grande foi de nos aïeux faisait la moitié de leur guérison.

 

 

En ce temps-là, le recours au médecin était rare. On ne l'appelait qu'après avoir épuisé les remèdes familiers et les neuvaines votives. A titre préventif, les mamans participaient à des pèlerinages pour éloigner de la famille des maux qui inspiraient la crainte. Qui ne se souvient des célèbres pèlerinages de Notre-Dame (à Montaigu), de Saint Joseph (à Louvain), de Saint-Sauveur (à Hakendover), du Petit Jésus de Prague (à Tongres), de Notre Dame de la Sarte (à Huy), de Saint Antoine (à Ath). Certains de nos parents s'honorent d'avoir rejoint Montaigu ou la Sarte à pied. Leur retour constituait d'ailleurs un événement tant dans le quartier que dans le cercle familial. Indépendamment de ces pèlerinages de renom, il y en avait d'autres, des pèlerinages de chez nous, de moindre renom sans doute mais fort suivis. Certains ont disparu après la première ou la deuxième guerre, mais très heureusement des pèlerinages régionaux sont encore bien vivaces.
La liste que j'en donne n'est pas exhaustive.
J'ai fait un choix.

A BERTRÉE

Le pèlerinage des trois Saintes Sœurs

image001
Les trois saintes sœurs.

Qui sont ces trois Sœurs ?
Bertille, Eutropie, Geneviève

Sainte Bertile,
Française, s'est mariée mais elle obtint de son époux qu'ils vivraient dans une chasteté perpétuelle.
Après la mort de son mari Guthiand, elle se livra au service de Dieu, elle renonça au monde et distribua sa fortune en larges aumônes. Elle ne conserva que sa propriété de Maréol (France) où elle bâtit une magnifique basilique, en l'honneur de saint Amand. Elle mourut en odeur de sainteté vers l'an 687. Le corps de la bienheureuse fut placé dans une châsse en 1081.

Sainte Eutropie.
Au début du Ve siècle, l'église de Reims était gouvernée par saint Nicaise. Sa sœur Eutropie priait pour sauver la ville de tous les troubles qui rendaient la vie impossible. Les vandales, ennemis jurés des chrétiens, envahissaient le pays, y semant la terreur. Eutropie et son frère se préparent au martyre par leurs prières. Les fidèles se réfugient dans la cathédrale où prient Nicaise et Eutropie. Lorsque les vandales y pénétrèrent, Nicaise se dirige vers eux pour leur faire entendre raison... mais les tyrans lui tranchent la tête; tous les fidèles passent au fil de l'épée. Eutropie est momentanément épargnée mais quand elle se révolte contre le guerrier qui va attenter à sa virginité, elle est transpercée du glaive du barbare. C'était vers l'an 407.

Sainte Geneviève.
Patronne de Paris et de toute la Gaule, son culte est grand dans le monde francophone. Née à Nanterre en 423, elle reçut le prénom de Geneviève, qui en celte signifie "bouche du ciel". Remarquée par saint Germain, évêque d'Auxerre, qui lui imposa les mains à l'âge de 7 ans, elle se promit à Dieu. Un jour qu'elle insistait pour accompagner sa mère à un office, elle essuya un refus et reçut un soufflet. Du coup la maman perdit la vue ! L'épreuve dura 21 mois Geneviève guérit sa mère en lui lavant les yeux avec l'eau de source sur laquelle elle avait fait un signe de croix. Par ses prières, elle écarta Attila le Conquérant de la ville de Pans. De plus, elle sauva Paris de la famine lors du siège de la ville par Clovis. Elle mourut à 89 ans, le 3 janvier 512.

Pèlerinage

Depuis des temps immémoriaux, le pèlerinage aux trois Sœurs françaises se fait le lundi de Pentecôte. Une chapelle est érigée au bas de la nef, du côté droit de l'église. De l'eau bénite y est en permanence dans une cuve, à la disposition des pèlerins. Une chapelle a aussi été édifiée en 1875 par Catherine Masy et sa fille Charlotte Vidal. Elle est actuellement la propriété dé Madame Bolline-Lebeau de Hannut. Elle est sise rue du Pont le long du Henri Fontaine. Dans les années 20, on célébrait une messe en plein air à 10 h. 30 dans la prairie de M. Delange bourgmestre). On improvisait l'autel sur des tonneaux vides. Toute la population sortait les drapeaux. C'était toujours une messe solennelle à 3 prêtres, célébrée par Monsieur le Curé Bourguignon. La chorale dirigée par le maître d'école E. Chanel, était chantée par la maman Roberti et ses filles Lors de la collecte, deux acolytes suivaient avec un sac en toile forte ou Monsieur le Curé versait la monnaie lorsque son plateau plein. La prairie était bondée de pèlerins tant flamands que wallons. Sur les trottoirs, des échoppes ou on vendait chapelets, médailles, statuettes, livres de dévotion, litanies (un livre sur la vie des trois saintes a été édité en 1922).

image004
La chapelle de Bertrée

Dans le temps, une messe en l'honneur des Saintes Sœurs était célébrée tous les mardis. Actuellement, le lundi de Pentecôte, Monsieur le Curé célèbre deux messes : à 9 h. et à 10 h. en l'honneur des 3 Saintes Sœurs. Il y a encore beaucoup de monde mais plus question de messe en plein air et de pèlerinage organisé. On invoque les trois Sœurs pour diverses maladies mais spécialement pour la jaunisse (ou hépatite) et les affections cutanées. Les litanies énumèrent toutes les douleurs pour lesquelles on vient demander le soulagement à Bertrée.

A ORP

Le pèlerinage à Sainte Adèle

image005
La magnifique chapelle Sainte Adéle à Orp.

Nous puisons dans un livre très intéressant, rédigé par le chanoine Kempeneers, des renseignements sur sainte Adèle et sa vénération. Cet abbé fait d'abord remarquer au lecteur qu'une grande similitude apparaît dans les biographies (ou la tradition) de sainte Adèle à Orp et de sainte Odile à Hohembourg en Alsace. Beaucoup de faits sont identiques dans les deux vies. L'une et l'autre sont frappées de cécité mais recouvrent miraculeusement la vue lors de leur baptême par un évêque. Adèle bâtit un oratoire en l'honneur du précurseur, saint Jean le baptiseur. Adèle y meurt pendant un office. Quand les moniales constatent le décès, elles invoquent le Seigneur et obtiennent le retour à la vie de leur révérende mère qui leur fait le reproche de remettre son âme dans la souffrance dont elle vient d'être délivrée. Se faisant apporter le ciboire, Adèle se communie elle-même, puis rend son âme à Dieu. On ne sait pas grand chose de la communauté qu'elle créa à Orp. Elle serait venue de Nivelles et aurait continué la tradition à Orp (institut d'origine irlandaise). Le couvent d'Orp a ses origines au Vile siècle soit vers 695. Il aurait eu comme protecteur Pépin de Herstal apparenté, par alliance, avec l'évêque Saint Hubert. Le couvent aurait été construit soit sur le site de la chapelle et de la fontaine soit au champ de la vigne. Le culte de sainte Adèle perdure, depuis des siècles. Les reliques de sainte Adèle ont été officiellement reconnues en 1571 par l'évêque de Namur, Antoine Havet. Les restes de la sainte furent calcinés lors de l'incendie de l'église d'Orp, le mercredi saint de l'an 1674. Le reliquaire actuel, en forme de petite chapelle, offert par les demoiselles Dumoulin, contient les ossements calcinés de la sainte. Un autre reliquaire en bois contient un os de l'avant-bras dont il a la forme.

image007 image008
Sainte Adéle et sa fontaine ou un pèlerin puise de l'eau à la source (emplacement de l'ancienne chapelle).

La fête de sainte Adèle est inscrite le 30 juin au calendrier liturgique. L'église paroissiale d'Orp est dédiée à saint Martin et sainte Adèle. Le pèlerinage à sainte Adèle continue à attirer une foule considérable de pèlerins. Wallons, flamands, étrangers... Ce qui est paradoxal c'est que la dévotion publique de la sainte et le pèlerinage se font au premier dimanche d'octobre à la saint Michel (saint Mitchi). A cette occasion, monsieur le doyen bénit les eaux de la fontaine à l'issue d'un grand cortège historique et liturgique. Certains drapelets sont vieux de 250 ans. Sainte Adèle est invoquée pour les affections des yeux. Les archives de la cure d'Orp contiennent deux suites de neuf chronogrammes (une en latin, l'autre en français) qui relatent des guérisons miraculeuses. Les croyants continuent à venir se laver les yeux à l'eau de la source de sainte Adèle. La petite chapelle construite au-dessus de la source a été remplacée en 1895 par la chapelle actuelle (docteur Tilkin alors bourgmestre).

GRAND-HALLET

Les pèlerinages à saint Blaise et à saint Guy.

La statue de saint Biaise, en chêne, a coûté 28 florins en 1745. Le reliquaire de saint Blaise date de 1749. Saint Blaise est le patron de la paroisse de Grand-Hallet. Pendant l'octave de saint Biaise, la statue était affublée d'un manteau rouge et exposée dans le chœur. Les confessionnaux paroissiaux, construits par l'ébéniste Preud'homme de Hannut en 1785, portent au fronton les médaillons de saint Blaise et de la Sainte Vierge. La fête de saint Blaise se célèbre les 2 et 3 février. A Grand-Hallet, la solennisation et le pèlerinage se situent le dimanche qui suit le 3 février. On l'invoque pour les maux de gorge.

image010 image011
Saint Guy à Grand-Hallet. Saint Blaise à Grand-Hallet.

A l'offertoire on baisait la relique du saint et à l'issue de la messe, le prêtre imposait des cierges croisés aux fidèles agenouillés. Au pied de l'église, les trottoirs étaient investis par des loges foraines et échoppes avec vente de friandises et de souvenirs dont des statuettes de saint, en plâtre. La fête coïncidait souvent avec le tirage au sort et tous les conscrits repassaient par Grand-Hallet pour consacrer joyeusement l'événement. Au mois de juin, un pèlerinage a saint Guy est organisé depuis plus de 10 ans. Ce saint est invoqué contre les maladies nerveuses et les maladies infantiles.

MOXHE et LENS-ST-SERVAIS

Pèlerinage à Saint Sauveur

image012
Bénédiction des chevaux, le lundi de Pâques à Saint Sauveur de Moxhe.

A Moxhe, la tradition remonte loin dans le temps, le prêtre bénit les chevaux qui défilent avec leurs cavaliers devant la chapelle dédiée à Saint Sauveur, dans le quartier du même nom, le lundi de Pâques après-midi. Un circuit permet aux cavaliers de passer plusieurs fois devant la chapelle pour la plus grande joie des assistants. Cette bénédiction a toujours lieu de nos jours.
Le même pèlerinage avait lieu à Lens-St-Servais. Il a connu son apogée dans l'entre-deux-guerres. Avant la construction du nouveau cimetière, il était possible de faire plusieurs fois le tour de la chapelle Saint Sauveur.
Dans les rues de Tourinne et de Lens-Saint-Remy, des processions au Saint Sacrement suivies de dizaines de chevaux montés se concentraient sur la chapelle de Lens-St-Servais où avait lieu un salut et une bénédiction des chevaux et des cavaliers. La généralisation de l'usage du tracteur a sonné le glas de ce pèlerinage.

AVENNES

Pèlerinage à sainte Wivine

image013
Sainte Wivine, si chère à tous nos éleveurs.

II s'agit ici d'une dévotion qui avait un grand succès en notre Hesbaye typiquement agricole. Et pour cause... sainte Wivine était invoquée contre la fièvre aphteuse (ou cocotte) qui décimait les étables et les troupeaux de bovidés. Les pèlerins venaient honorer la sainte des quatre coins de l'arrondissement. La société des chemins de fer organisait, à l'occasion du pèlerinage, des trains spéciaux à partir de Statte et de Landen. Près de la statue de la sainte, dans le fond de l'église, monsieur le curé prévoyait en permanence une grande cuve d'eau bénite pour verser dans le breuvage des vaches et badigeonner leurs pattes. Le jour du pèlerinage, la commune était noire de monde, les cafetiers et les ambulants y faisaient de bonnes affaires. Aujourd'hui les mesures de prophylaxie et les vaccins ont enrayé la maladie et le pèlerinage à sainte Wivine est tombé en désuétude.

HOLLOGNE-SUR-GEER

Dévotion à NOTRE-DAME

Notre Dame des Anges est sans doute le plus ancien et le plus important des pèlerinages à Notre Dame. On en trouve déjà la mention dans un registre paroissial de 1647. L'auteur de la mention explique qu'en cette année, le jour de la Sainte Trinité, l'image de Notre Dame des Anges fut transférée du château de Hollogne (châtelain : Monsieur de Hollogne ou Godefroid de Seraing) à l'église. Notre Dame des Anges, depuis cette date, est invoquée pour les enfants et contre les maladies nerveuses. Le pèlerinage, depuis plus de 300 ans, se déroule le 15 août, jour de l'Assomption. Au début du siècle, cet événement marquait la moitié des vacances (on rentrait le 15 septembre, soit après les grands travaux agricoles de l'été). Toute la rue du centre grouillait de monde; les forains et les marchands ambulants y occupaient toutes les places disponibles. Les groupes de pèlerins convergeaient vers Hollogne à pied, chaussés de sabots, en récitant le chapelet. Dès l'aube, ils animaient toutes les voies d'accès à la paroisse. D'autres débarquaient par centaines des trams vicinaux mis en circulation pour la circonstance. Il y avait sur le parvis de l'église de nombreux handicapés et des misérables qui mendiaient et tendaient leur sébile à la générosité des pieux visiteurs. Indépendamment des offices de la matinée un office spécial était prévu dans l'après-midi où une bénédiction d'enfants clôturait les dévotions. A Hollogne, la fête du 15 août est toujours précédée d'une neuvaine pendant laquelle la commune pavoise. La fête religieuse et la fête foraine ont toujours lieu mais on ne peut plus parler de "grand pèlerinage".

TROGNEE

Notre-Dame de Lourdes

image014
La grotte de Trognée et ses nombreux ex-voto

Un curé de Trognée, l'abbé Hamoir, fort attaché à la dévotion à Notre Dame de Lourdes et grand admirateur des lieux saints de Lourdes s'est imaginé de construire à Trognée un "Lourdes miniature" en 1921. Le décor, merveilleusement imité devint un lieu de pèlerinage fort fréquenté. Des trams spéciaux y amenaient les fervents le dernier dimanche du mois d'août. Il faut dire que rien ne fut épargné pour accueillir les pèlerins et leur garantir un minimum de confort lors des messes en plein air. Ce culte à la Vierge commença dès 1921. Il y a donc près de 70 ans que la grotte de Trognée est le témoin de la dévotion hesbignonne à la Vierge Marie. Beaucoup d'ex-voto tant en français qu'en flamand témoignent de la foi des chrétiens en l'intercession de Notre Dame. Le premier dimanche de mai, à l'initiative de monsieur le curé de Montenaeken, était réservé aux pèlerins flamands. Après la dernière guerre, de nombreux groupes ont tenté de redonner au pèlerinage de Trognée l'éclat des années passées, en organisant des marches de jour et de nuit. Le chapelet y est encore récité tous les dimanches de mai.

LINSMEAU

Notre Dame de la Colombe

image015
Notre Dame de la colombe à Linsmeau.

La chapelle de Notre Dame de la Colombe vient d'être magnifiquement restaurée dans le décor bucolique que le visiteur découvre avec ravissement. Ce monument est classé par la Commission des Sites et Monuments. Notre Dame de la Colombe a été mise en honneur dans la région suite à une promesse faite par le Chevalier de Racour au Moyen-Age, si l'issue d'un combat lui était favorable. Après sa victoire, il a cru qu'une colombe qu'il admirait (une sorte de consultation des oracles) lui indiquait l'endroit où il devrait construire le sanctuaire : soit dans le magnifique site que nous lui connaissons. Toutes les années au 15 août (et encore en 1988) une procession à Notre Dame parcourt toutes les rues de la commune. La messe se célèbre dans la chapelle pendant tous les mois de mai et d'octobre ainsi que tous les mercredis.

image018
La chapelle restaurée de Linsmeau (monument classé)

HANNUT

Pèlerinage à saint Christophe

image019
Saint Christophe.

En 1983, Hannut fêtait le 60me anniversaire du pèlerinage à saint Christophe. Si nous comptons bien, 1988 sera le 65e anniversaire de la dévotion hesbignonne au grand saint. Christophe fut fort vénéré en France, en Espagne, en Italie, en Allemagne... et en Belgique. On le représente généralement sous les traits d'un géant s'appuyant sur un bâton et portant un enfant sur l'épaule gauche. C'est le saint musclé qui veut être du côté du plus fort... il reconnaît cette suprématie à Dieu. Des statues célèbres du XVe siècle se retrouvent à Huy et à Liège. Les plus anciennes, datant du XIIIe siècle, sont visibles à Hannut et à Racour. Celle de Hannut est taillée d'une seule pièce dans un tronc d'arbre et mesure 3,95 m de hauteur. Dans le socle, une cachette est dissimulée qui a sans doute contenu des reliques de saint Chistophe. Ce chef-d'œuvre a connu des fortunes diverses (placé dans l'église, sur les remparts, enterré sous les remparts, dans une chapelle, dans le cimetière, dans une chapelle annexe de l'église, puis dans la nef droite de l'église). Au début on invoquait saint Christophe contre la peste, puis contre les maux de tête, de toute façon contre la mort violente et par conséquent contre les accidents. C'est ainsi que dans le monde entier, saint Christophe est devenu le patron de tous les usagers de la route. A Hannut, le pèlerinage à saint Christophe, qui a toujours le même succès, a lieu le premier dimanche d'août. Signalons que pareil pèlerinage a aussi lieu à Racour.

image020
Bénédiction des autos en 1926.

CIPLET, LENS-ST-REMY, AVERNAS, WANSIN

Divers pèlerinages semblent avoir eu un certain succès dont par exemple le pèlerinage de sainte Philomène à Ciplet, (invoquée pour les maladies infantiles). Il en est de même pour le pèlerinage à saint Thibaut à Lens-Saint-Remy (saint invoqué contre la coqueluche), pout saint Bernard qui est vénéré à Avernas (contre toutes les maladies spécialement celles de l'estomac et du foie, pèlerinage le premier dimanche qui suit le 20 août) et pour sainte Appoline à Wansin invoquée contre les maux de dents. La place nous manque pour en dire plus... à chaque mois suffit sa peine.
Nous pourrions en reparler.

Un tout grand merci aux personnes locales qui ont bien voulu me documenter sur les traditions religieuses locales et les croyances spéciales.
Je remercie Mme M.L. Nann-Delfosse de Bertrée, M. B Doyen d'Orp, M. J.M. Lefin de Grand-Hallet, M. Mahiels d'Omal, Mme Halin-Dechany d'Avennes, Mme J. Vanesse de Ciplet, M. J. Hankenne et M. P. crotteux de Hannut, M. l'abbé Aerts et M. A Moijiliard de Linsmeau, M. Vilken d'Avernas, Pour nous témoins privilégies de certains ne ces pèlerinages d'autrefois, nous savons combien nos mamans ont prie et comment elles se sont accrochées a leur foi dans les moments difficiles qu'elles ont traversés. La mortalité infantile était chose courante, il n'y avait guère de médecins, ils ne possédaient pas de voiture, il n'y avait pas d'ambulance, et le téléphone était un appareil pour privilégiés. Et puis... et puis... la médecine ne connaissait pas les antibiotiques actuels. Chaque guerre a enlevé à nos pèlerinages un peu de leur fréquentation, c'est ça le progrès ? ! Mais il en reste ! La ferveur chrétienne a des racines profondes.

Commentaires

Afficher/cacher le formulaire SVP, identifiez-vous pour poster des commentaires ou des réponses.
Mise à jour le Vendredi, 23 Janvier 2009 13:11