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Accueil Discours Réunion des Bolly 2005

Réunion des Bolly

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Discours prononcé par Anne-Marie Detrixhe
lors de la réunion des Bolly à Ville-en-Hesbaye,
le 5 février 2005

bolly

Chère tante Marie, Chère tante Céline, Maman, chères cousines et chers cousins,

Quel plaisir de constater que vous avez répondu si nombreux à l’invitation qui vous a été envoyée ! Au nom de tous, je vous en remercie de tout cœur.
Nous nous retrouvons tous ici aujourd’hui soir pour fêter ensemble notre famille : certains ont déjà l’habitude de se voir souvent, d’aucuns vont pouvoir renouer des liens, et enfin pour d’autres encore ce sera la première fois qu’ils se verront.

Qui furent nos premiers parents ?
À cette question, somme toute, facile et traditionnelle d’un cours de religion posée par l’institutrice du village, Joséphine répondit instinctivement comme une évidence : « Mes premiers parents furent Céline et Léon. » Et d’ajouter spontanément qu’ils avaient été chassés du paradis terrestre parce qu’ils avaient mangé du fruit défendu.

C’est donc à cause de Céline Wanet et Léon Bolly, autour de leur portrait et de celui de leurs enfants et beaux-enfants, que nous nous sommes réunis ici dans leur village natal de Ville-en-Hesbaye. Si nous avons choisi comme point de ralliement nos premiers parents, c’est aussi grâce à leurs dix enfants que nous sommes si nombreux à l’heure actuelle. Honorons-les en les citant : Cécile et Joseph Delvaux, Louis et Juliette Preudhomme, Laure et Camille Delbrouck, Léon et Laure Stasse, Henri et Mariette Pirard, Melchior et Germaine Boulanger, Joséphine et Joseph Forceille, Adèle et Fernand Delbrouck, Marie et Alphonse Pirard, Céline et Jules Hougardy.

Il ne faut pas oublier non plus d’associer à notre souvenir Louis Bolly et Cécile Delbrouck ; si Léon et Céline représentent le tronc à partir duquel rayonnent nos dix branches, les racines familiales plongent jusqu’à ceux-là et à leur histoire singulière transmise jusqu’à nos jours.

S’il fallait écrire le livre de notre lignage, le premier chapitre reprendrait notre généalogie depuis notre lointain ancêtre presque mythique, Perpète Boli, qui vécut à la fin du seizième siècle.

Le deuxième chapitre conterait certainement l’amour difficile, émouvant, mais réciproque de Louis Bolly et de Cécile Delbrouck que j’ai évoqués à l’instant. Il le comparerait sans doute à celui de Juliette et de Roméo qui durent affronter l’opposition radicale de leurs familles. Heureusement leur histoire se termine moins tragiquement : nous en sommes les témoins vivants malgré la distance temporelle qui nous en sépare.

Le troisième chapitre traiterait par le détail l’aventure d’un facteur des postes surnuméraire devenu comptable chez Leurquin et d’une ménagère patentée. Le couple avait confié à l’architecte Halut d’Oteppe la tâche d’édifier leur maison du bonheur au lieudit Les Bollands. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants, comme on dit dans les contes de fée. Lui, il avait de grandes responsabilités dans une des entreprises les plus importantes de la région ; et elle, elle œuvrait dans la petite exploitation agricole familiale que constituait alors chaque foyer, s’occupant des quelques bêtes et des quelques bonniers de terres indispensables à l’entretien d’une telle famille.

Il y a un temps pour la joie et un temps pour les épreuves : chapitre quatre. Après le décès inopiné de Léon en 1927, Cécile put compter sur le soutient sans faille du clan familial soudé autour d’elle. Par la suite, il y eut aussi le drame de la seconde guerre mondiale et l’incertitude de voir plusieurs des siens retenus prisonniers en Allemagne. Mais par bonheur ou par chance, ils revinrent tous.

Le chapitre cinq, consacré à la génération suivante, se subdiviserait en dix parties portant chacune comme titre l’un de ces petits surnoms si familiers à nos oreilles : d’abord Nos’Grosse et Li Bôm, ensuite Li Robète et Nos’Crås, puis Li Beûrlu et Li Poy’tî, puis encore Li p’tit Tchvå et L’Aguesse et enfin Max et Jésus.
Le dernier chapitre s’attarderait sur les petits-enfants, les arrière-petits-enfants et sur l’avenir. Ce chapitre ne trouvant jamais de fin, le livre ne pourrait pas se refermer et resterait ouvert sur l’infini; mieux, je crois bien que ce soir nous en écrivons ensemble une page importante.

C’est cette histoire, notre histoire, qu’essayent de retracer les photos reprises sur les tableaux que vous n’avez pas manqué de remarquer et devant lesquels vous vous êtes arrêtés avec plaisir et émotion

Pour en finir, et avant de passer à table, je vous dis, une fois encore, merci pour votre présence et vous souhaite un bon appétit.

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