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Accueil Écrits de Guerre Journal de Campagne 39-45

Journal de Campagne 1939-1945 - Mobilisation

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Index de l'article
Journal de Campagne 1939-1945
Mobilisation
La Fuite
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Journal de Campagne 1939-1945

Delbrouck Fernand à Ciplet – Belgique

 

Mobilisation

Le 28 août 1939 À 2 heures du matin, le bourgmestre apporte mon papier de mobilisation pour Loyers, petit village à 10 km de Namur… Je suis affecté au peloton hors-rang.

1er septembre Nous partons pour Maizeret où nous faisons des travaux de campagne.

7 octobre Nous allons à la caserne Léopold à Namur où l'on fait de l'exercice. Enfin la vie de caserne.

8 novembre Nous partons pour le village de Warthet. Nous logeons chez l'habitant et sommes de garde dans un fortin.

11 novembre Il y a alerte, nous retournons à la caserne jusqu'au 27 novembre.

5 décembre Je pars en congé et le bataillon retourne en campagne à Maizeret – Loyers où nous logeons de nouveau chez l'habitant. On nous fait la piqûre.

À la Noël, je retourne pour 3 jours de congé d'urgence.

29 décembre On nous oblige de coucher dans les baraquements.

3 janvier 1940 Nous retournons à la caserne à Namur. Nous sommes de garde au pont de Jambes… C'est la belle vie… On retourne un jour sur deux.

9 janvier Je suis en congé.

14 janvier Alerte, je rentre un peu plus tôt. On reprend la garde sur le pont jusqu'au 15 février. On retourne à Maizeret.

10 avril Alerte. On retourne à Namur jusqu'au 10 mai.

9 mai Nous sommes de corvée pour emplir des petits sacs de sable à l'abattoir. On se plaint que les congés sont supprimés. Au soir, on nous communique que les congés de 5 jours sont rétablis. Alors c'est la joie et le délire. On se couche très tard et on s'endort en rêvant à la permission promise.

Vendredi 10 mai

À 1 h. ½ Le 1er sergent Legay vient nous réveiller en sursaut en nous disant qu'il y a alerte générale, qu'il faut se lever. Personne ne bouge car on en a assez de cette vie d'esclave où ce sont toujours les mêmes qui sont avantagés.

À 2 h. Le commandant de la Cie s'amène et nous dit que l'alerte est sérieuse, qu'il faut faire vite.

À 3 h. La nouvelle se confirme : les Allemands ont à nouveau violé notre neutralité et déjà le bataillon quitte la caserne pour aller prendre les positions.

À 5 h. La radio nous anonce le bombardement de et de Bierset. Les figures s'assombrissent et chacun se met à son poste. Je suis toujours en arrière-garde. Nous centrons toutes les paillasses au casernement. Le commandant s'amène et est très affecté, il nous fait un petit discours et compte sur notre bonne volonté et que de notre côté nous pouvons compter sur lui, qu'il sera toujours impartial… on lui promet notre fidélité. La journée se termine par la rentrée des permissionnaires et des réservistes.

Samedi 11 mai Je profite que je suis toujours à Namur pour voir à nouveau les amis de Ciplet. Albert me remet 200 frs et un petit paquet et une lettre qui me fait plaisir d'apprendre que le moral de ma famille est très bon. À midi, nous allons dîner à l'hôtel du Crosset. Au soir, nous rejoignons la Cie qui est en position à la ferme de Bossimée. Là vers 8 h., nous assistons tous à un combat aérien qui dure 11', le résultat : l'aviateur anglais est abattu.

De la nuit, on demande des hommes pour aller chercher les munitions de réserves au Bon. Personne ne sait où se trouve le Bon sauf moi; alors je suis désigné avec mon ami Maréchal. Il nous faut passer un grand qui lui est très dangereux vu qu'il est rempli de parachutistes… enfin après beaucoup d'inconvénients, nous arrivons au Bon. Les munitions de réserves n'existent pas. L'on nous renvoie comme nous sommes venus.

Dimanche 12 mai Alerte toute la journée, les avions viennent bombarder constamment la ville de Namur. Nous sommes à une 12e et nous faisons des bonnes frites. De la nuit, je suis de garde. Nous avons quelques petits incidents…

Lundi 13 mai Nous partons pour Gelbressée par le pont en bois. Nous sommes bombardés plusieurs fois, mais sans grands dégâts. 4 infirmiers sont tués à 200 m de moi.

Mardi 14 mai Le Bon revient à Bossimé et repart le soir pour Loyers. Nous couchons toujours dans la cave.

Mercredi 15 mai Nous transportons les vivres de réserve et munitions à Loyers. L'après-midi, le major Deville vient nous dire que si nous ne voulons pas être prisonniers que nous pouvons bien parir en vitesse. On lui dit comment partir alors que les Allemands ne sont pas ici… « C'est comme vous voulez » sur ce, il saute en auto. Nous réquisitionnons des chevaux et nous chargeons toutes les vivres de réserve et munitions et partons, le chariot bien chargé.



Mise à jour le Lundi, 12 Janvier 2009 22:08  

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