Site d'Adrien Daxhelet

Site d'Adrien Daxhelet

  • Augmenter la taille de police
  • Taille de police par défaut
  • Diminuer la taille de police
Site optimisé pour le navigateur Firefox
Accueil Écrits de Guerre Journal de Campagne 39-45

Journal de Campagne 1939-1945 - La Fuite

Envoyer Imprimer
Index de l'article
Journal de Campagne 1939-1945
Mobilisation
La Fuite
Fait prisonnier
Stalag 1A
Retour de Prusse orientale
Capturé par les Russes
Direction Odessa
Retour au bercail
Toutes les pages

La Fuite

Jeudi 16 mai Nous logeons à Jemeppe-sur-Sambre. Nous visitons quelques magasins qui sont pillés. Nous nous mettons à la recherche des chevaux qu'on nous a volés… Les soldats français sont très excités, ils nous menacent du revolver et sont très brutes.

En allant jeter du foin au grenier, j'ai failli me tuer : l'échelle a glissé et je suis resté suspendu à une poutre.

Nous trouvons 3 chevaux et nous empruntons un chemin très étroit et sommes obligés d'abattre toute une cloture pour pouvoir passer, mais nous sommes constamment sous les avions allemands qui nous mitraillent. J'ai encore plusieurs aventures en cours de route. Nous logeons à Charleroi dans un garage.

Vendredi 17 mai Nous rejoignons le régiment qui est 6 km à côté de nous et nous disent direction Valencienne. La ville est très détruite et y couchons un peu.

Samedi 18 mai Nous mangeons dans une ferme. Nous sommes bien reçu. Avec l'Âmâye, on se coupe les cheveux à ras. Nous arrivons à Maubeuge, on fait une bonne provision de chocolat, mais la guigne, nous ne pouvons rien emporter, les officiers français nous obligent à partir immédiatement en nous disant que les Allemands étaient là. Pour ma part, je prenais ces officiers pour des espions.

Nous abandonnons tout et partons en direction de Bavay qui est tout détruit. Des colonnes de réfugiés et soldats, impossible d'avancer. Pour ma part, je trouve un vélo mais malheureusement il n'a qu'une pédale. Nous logeons à Vicquorme.

Dimanche 19 mai Nous nous remettons en route toujours les mêmes difficultés, nous trouvons un peu de pain dans une boulangerie et achetons quelques oranges et du beurre. Nous couchons à Lens chez un marchand de souliers. Nous sommes très bien reçu. À nouveau on fait des frites et on écoute la radio qui nous rassure beaucoup. On couche assez bien.

Lundi 20 mai Il y a alerte dans la ville, la population doit évacuer au plus vite, c'est à nouveau le désordre sur toutes les routes. À Valenciennes, il n'y a pas trace de Belges et les Allemands viennent de bombarder : c'est un désordre indescriptible.

Nous poussons encore quelques km et consultons un État-major français qui nous dit que les Belges se trouvent à Montreuil.

Mardi 21 mai Le passage pour St Pol est coupé, les ponts ont sauté. On fait des détours sur détours et on avance très difficilement. Les paysans français sont très froids. Nous avons à manger à une cuisine anglaise et de la bière qui nous fait grand plaisir. Nous couchons chez des gens qui ont difficile à nous donner une tasse de café.



Mise à jour le Lundi, 12 Janvier 2009 22:08  

Identification

Cette identification vaut pour tout sauf pour la galerie de photos qui a sa propre identification