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Accueil Écrits de Guerre Journal de Campagne 39-45

Journal de Campagne 1939-1945 - Stalag 1A

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Index de l'article
Journal de Campagne 1939-1945
Mobilisation
La Fuite
Fait prisonnier
Stalag 1A
Retour de Prusse orientale
Capturé par les Russes
Direction Odessa
Retour au bercail
Toutes les pages

Au Stalag 1A

8 décembre 1940 Nous arrivons au Stalag 1A le soir où le camp est beaucoup mieux aménagé que le 1B. En outre, nous avons touché quelques cigarettes, savons, chocolat, sucre, etc. de la Croix-Rouge. Cela nous remet un peu de tout ce que nous avons entendu pour nous berner.

25 décembre 1940 Fête grandiose où je communie.

Janvier 1941 Je suis en corvée de désinfection pour avoir une soupe supplémentaire. Tous les jours, il y a le chapelet et divertissement, mais on est rempli de poux.

15 février 1941 Tout le monde est obligé de passer à la commission, ceux qui sont acceptés retournent; mais nous sommes désignés pour le travail, triste journée. D'autres qui retournent à nouveau.

16 février 1941 On passe à la désinfection et sommes tondus à ras et mis dans une baraque à part.

Lundi 17 février 1941 Nous partons en train direction de Schlossberg. Nous arrivons le mardi au matin où le marché commence. On nous donne 1/3 de pain, il fait froid. Nous sommes pris les 3 premiers (Vergnon Guibert de Lonzée, Massart Alfred de St Servais).

Nous arrivons à Eibruch, petit village. Mes deux copains sont dans une grosse ferme de 800 morgens (200 ha). Mais je suis à la poste en attendant que le civil allemand soit démobilisé.

Je reste là jusqu'au 4 avril 1941. la nourriture est assez bonne mais le travail très léger.

À la grosse ferme, le travail est plus réparti, j'ai 2 chevaux et doit travaillé comme les autres malgré que je ne suis pas habitué à ce genre de travail.

Pour l'ensemencement, j'étais derrière le semoir. Je le casse exprès. Oh ! Le fermier ce qu'il m'a engueulé et crié. Quelques jours après, un prisonnier devait partir avec ce que j'avais fait. Je croyais bien être désigné, mais non j'avais encore plus de confiance que je ne croyais, c'est mon copain Massart qui s'en va.

22 juin 1941 Nous sommes réveillés en sursaut et devine bien que c'est la guerre avec l'Allemagne. La journée se passe en commentaires.

Lundi 23 juin 1941 15 avions russes sont abattus dans les environs en combat aériens et aussi quelques avions allemands.

Les bobards sont à nouveau communs.

La moisson se passe et l'hiver nous allons au bois arracher des troncs. L'hiver est très rigoureux même un jour que nous charrions du fumier, le thermomètre a marqué -36° (25-26). à la ferme la nourriture était très propre mais pas trop grasse. Comme on touchait du cacao et chocolat, on volait du bon lait à la ferme et on se tapait une bonne tasse de cacao.

1942 m'apprend la mort de ma mère qui me surprend beaucoup, elle qui était en si bonne santé.

La récolte à la ferme est très forte, toutes les granges sont remplies.

25 septembre 1942 Je change de ferme. Là le travail est mieux et la nourriture plus grasse. Je ne travaille pas, pour ainsi dire, avec les chevaux. Nous sommes deux Belges et un Français.

Nous avons plusieurs aventures avec les machines et chevaux, mais le tout se classe sans grand incident.

11 septembre 1943 Nous sommes enlevés de la ferme à cause du bourgmestre.

Mais je suis désigné à Schmilgen, une petite ferme de 30 morgens. Salle ferme, pas de place; où je couche, c'est la terre comme parquet; en plus je suis à plus de 3 km des autres copains. La femme est une vraie ourse. Le dimanche on doit faire de l'exercice. J'ai plusieurs querelles avec la patronne. Celle-ci réclame plusieurs fois à la Cie, mais heureusement l'homme de confiance parvient à me faire changer.

30 octobre 1943 Je quitte la ferme aussi content que l'on m'aurait dit que je retournais en Belgique.

J'attends toute la journée au camp. Le soir on vient me cercher pour aller dans une ferme de 200 morgens, Streuhöfen, 12 km de Schlossberg. Nous sommes deux Belges et un Polonais.

1er novembre 1943 Je vais à la charrue et le cheval commence à ruer et s'emballe avec la charrue. Dans leur emballée, le plus beau des chevaux a le sabot sectionné. Il a fallu l'abattre sur le champ.

2 novembre 1943 Le sous-officier vient me dire que désormais je retourne à la grosse ferme. Je suis content avec l'aventure qui vient de m'arriver de partir, surtout que c'est pour retrouver les copains.

Mercredi 3 novembre 1943 Je suis prêt de bonne heure mais je ne sais pas ce qui se passe : le gardien ne vient pas me chercher et la fermière insiste pour que je reste. Ce que je fais à contre-cœur.

Et la vie a continué. Jamais l'on en m'a reprocher l'accident et la nourriture était assez bonne. Le pain très bon.



Mise à jour le Lundi, 12 Janvier 2009 22:08  

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