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Accueil Voyage en Grèce en 2000

Voyage en Grèce en 2000 - 4e jour

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4e jour : Tirynthe - Mycènes - Le Magne

Jeudi 21 septembre.

Nous prenons le petit-déjeuner sur une terrasse de la place Syntagma en lisant le journal. Première bonne nouvelle de la journée : Anderlecht a battu le PSV Eindhoven 1-0.

Après avoir fait le plein, nous parcourons la courte distance qui nous sépare de la mycénienne et cyclopéenne Tirynthe. Son acropole est en effet entourée de cet appareillage aussi impressionnant qu’indestructible. La visite vaut surtout pour cette enceinte, les casemates très bien conservées et la superbe vue sur la citadelle de Nauplie.

Nous restons dans l’époque héroïque et épique car notre prochaine destination est l’intemporelle, mystérieuse et glorieuse Mycènes…

Après avoir éclusé une bière, nous commençons la visite sous un soleil de plomb : porte des Lionnes, cercles des tombes, entrepôts, palais, Trésor d’Atrée et de Clytemnestre.

Nous avons également la chance d’explorer une citerne après une descente de 113 marches dans les profondeurs de l’acropole, à la lueur d’une lampe de poche aimablement prêtée par un touriste.

A la fin de la visite durant laquelle nous nous étions un peu perdus de vue, Adrien et Jean nous apprennent, les yeux brillants et le sourire coquin, qu’au milieu de ces ruines vénérables, ils ont découvert la réincarnation brune de la blonde Hélène. Ils prétendent même que, afin de garder l’anonymat, elle se fait maintenant appeler Aurélia et serait originaire de Roumanie…

N’écoutant que notre soif de vérités historiques, Vincent et moi décidons de vérifier scientifiquement l’exactitude de ces allégations douteuses, en examinant ce témoin potentiel et inespéré de l’âge homérique. Force nous est de constater que l’élégance de la démarche et la beauté quasi divine de cette Belle de l’Est n’ont d’égales que la perfection du galbe de ses hanches, et la voluptueuse plénitude de son décolleté infini, libre de toute entrave…Vincent, fin observateur et dont l’acuité esthétique n’est plus à prouver, apporte même sa pierre à l’édifice en précisant qu’elle porte un string.

Fatigués par ces visites et recherches historico-archéologiques, nous allons nous hydrater et manger à l’auberge de « la Belle Hélène ». C’est assez cher et relativement peu copieux.

Après les deux kilos de retsina locale, nous prenons la route pour Gythion, via Tripoli. En traversant Sparte, Vincent émet le désir de voir Mystra. Nous roulons donc jusqu’au sommet de cette ville-musée, d’où la vue sur la plaine de Sparte est vraiment superbe. En redescendant, nous faisons une halte sur un parking pour une dernière photo. En repartant, je descends d’une bordure un peu trop haute pour la voiture, et nous entendons un bruit inquiétant. Résultat : une bonne frayeur car nous constatons une fuite d’un liquide inconnu sous la voiture. Plus de peur que de mal, car il allait s’avérer que ce n’était que de l’eau s’évacuant du système d’airco.

Nous ne sommes cependant pas au bout de nos émotions. Après avoir retraversé Sparte où nous faisons quelques courses, nous reprenons la route pour Gythion. C’est à ce moment que je décide d’effectuer un dépassement parfait au début d’une belle ligne droite… en franchissant une belle ligne blanche continue… Evidemment, quelques centaines de mètres plus loin, nous sommes arrêtés par les pandores locaux. Ceux-ci se sont montrés très patients car nous n’avons jamais été en mesure de leur présenter la carte verte de notre voiture. Nous écopons malgré tout d’une solide amende de 50.000 DR, qu’il nous faudra payer une fois revenus à Athènes.

Un peu assommés par ce coup du sort, nous parvenons à Gythion que nous traversons rapidement à la nuit tombante. Nous repassons devant la pinède dans laquelle, Adrien et moi, avons passé la nuit à la belle étoile, il y a dix-sept ans, avant d’embarquer pour la Crête. Nostalgie…

En chemin, nous avions fait le projet de passer la nuit à la belle étoile sur la plage de Skoutari, à 20 kms au sud de Gythion. Nous parvenons finalement, un peu paumés, au village de Kamarês. C’est une minuscule bourgade, égarée le long d’une plage, reculée de tout, paisible et idyllique : c’est là que nous passerons la nuit.

Après avoir bu 1 kg de retsina dans une petite taverne bordant la mer, nous demandons au patron des lieux s’il est possible de dormir sur la plage. Ayant reçu son assentiment, nous décidons de manger des poissons grillés et de passer la soirée là-bas.

Nous faisons la conversation avec un Liégeois de Nandrin, doté d’un accent à couper au couteau, qui vient ici depuis 16 ans. Il nous vante la beauté de la région, ponctuant ses éloges d’incessants « tu dois t’arrêêtééélll c’est obligééélll ». Il se révèle cependant vite assez ennuyant et peu respectueux de la population locale. Nous préférons l’ignorer.

C’est à ce moment que Vincent et moi décidons de piquer une tête dans la mer : agréable et vivifiant.

Nous terminons cette journée bien remplie en buvant de la retsina, face à la mer, bercés par une joyeuse musique grecque et par le clapotis des vagues… Bref, les vacances comme nous en rêvions tous…




Mise à jour le Mardi, 23 Février 2010 16:16  

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