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Voyage en Grèce en 2000 - 6e jour

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6e jour : Bassae - Olympie

Samedi 23 septembre.

Après avoir rapidement pris le petit déjeuner dans une taverne sur la rue principale de Kardamili, nous reprenons la route vers Bassae via Kalamata (la ville aux 10.000 pharmacies), Arfara, Dorio et Kalo Nero. Nous longeons ensuite la côte ouest du Péloponnèse jusque Tholo, puis nous bifurquons enfin vers l’est et Bassae.

Avant d’atteindre le sanctuaire, nous nous arrêtons à Nea Figalia dans une taverne. Le patron était dans tous ses états, car il était l’hôte d’un épiscope, d’un pope et d’une dame dont la fonction exacte ne put être déterminée. Après avoir satisfait les désirs de notre estomac, nous poursuivons sur une route à flanc de montagne bordée d’impressionnants précipices et de vallées profondes.

Nous découvrons, un peu déçus, le temple de Bassae car il est entièrement recouvert par un immense chapiteau. Nous pouvons cependant déambuler sous celui-ci en admirant cet édifice qui, une fois restauré, promet d’être magnifique. Mais ce n’est vraisemblablement pas avant longtemps. Pour une prochaine visite peut-être...Nous remarquons également quelques très jolies bories. Le site est majestueux et domine des vallons malheureusement ravagés par les feux de l’été.

Nous reprenons la route vers Olympie via Andritsena, Kalithea, Krestena.

Sans perdre de temps (il était déjà 17 heures), nous commençons la visite de ce site mondialement célèbre. Aux yeux de certains, il pourrait apparaître comme décevant, tant les ravages causés par la foi aveugle et fanatique des premiers empereurs chrétiens furent considérables : presque tout le sanctuaire fut rasé jusqu’au sol, systématiquement détruit, avec la volonté féroce et fanatique d’annihiler tout souvenir et toute trace de ce sanctuaire jugé impie et blasphématoire par les adeptes d’une religion forte de l’implacable intolérance de sa jeunesse.

Mais pour qui s’imprègne de la douceur et la paix de cet endroit, Olympie offre de discrets mais multiples exemples du génie de la Grèce ancienne.

Et qui laisse vagabonder son imagination croira encore entendre les vivas et les exhortations de la foule vers ses athlètes favoris.

Nous bénéficions d’un privilège très rare : nous sommes quasiment seuls au milieu du sanctuaire baigné d’une très douce et apaisante lumière. C’est d’autant plus étrange et émouvant - pour les grands sportifs que nous sommes - qu’aux antipodes les jeux de Sydney battent leur plein.

Nous visitons ensuite le musée où Adrien, à contrecoeur et du bout des lèvres, doit bien admettre que l’Hermès de Praxitèle qui y est exposé doit bien être l’original, comme je l’affirmais depuis longtemps. Après m’avoir soutenu le contraire pendant dix-sept ans, cet aveu me fait quand même l’effet d’un petit triomphe personnel, d’autant plus que ça doit vraiment lui faire mal aux tripes de reconnaître qu’il s’est trompé.

La nuit approchant, nous nous rendons au camping « Diana », renseigné par le Guide du Routard. Nous y sommes très bien accueillis par un patron jovial et généreux : il nous fait une bonne réduction sur le prix de l’emplacement de nos deux tentes. Dans un très bon français, il nous renseigne un petit resto, le « Praxitèle » (sans doute pour réconcilier Adrien avec les oeuvres de ce sculpteur fameux...).

Nous y avons passé une très agréable soirée, agrémentée de plats de poisson et de 2,5 kg de retsina.




Mise à jour le Mardi, 23 Février 2010 16:16  

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