Site d'Adrien Daxhelet

Site d'Adrien Daxhelet

  • Augmenter la taille de police
  • Taille de police par défaut
  • Diminuer la taille de police
Site optimisé pour le navigateur Firefox
Accueil Histoire d'Avin-en-Hesbaye Châteaux & Fermes

Châteaux & Fermes

Envoyer Imprimer

Chapitre 5

Châteaux de Diest, de Looz, fermes
lieux-dits, curés, mayeurs, éducateurs


Les Châteaux en 1858
(Plan Popp)

château des comtes de looz

origine. Il existait à Avin une ferme dénommée La cense de Blehen. Nous avons vu un chevalier de ce nom faire partie de la cour féodale de Clarembaut III d’Atrive. Le nom de cette ferme aujourd’hui oubliée était encore utilisé en 1825. La ferme de Blehen était à ce moment propriété du prince de Ligne.

Cette ferme était jadis la propriété des Jésuites de Namur qui avaient une chapelle contiguë à l’église d’Avin. Leur ordre ayant été supprimé sous Joseph II, ils furent rachetés par le marquis de la Valette.

Le château proprement dit d’Avin semble avoir appartenu à des Mignon (peut-être des Jésuites sécularisés), il passa par héritage aux Simonon. L’abbé Simonon (sous-diacre) fit relevé ses vœux de l’évêque de Liège pour ensuite épouser Mlle Maréchal. Or, pendant le voyage de noces, l’abbé Simonon meurt. Mme Simonon avait vécu assez en ménage pour hériter de son mari, quoique certains disent que ce fut une épouse vierge. Mme Veuve Simonon épousa en secondes noces le Comte de Looz-Corswarem de Merdorp, dont le descendant, Comte Robert de Looz-Corswarem le possède encore à ce jour. C’est aux transformations et embellissements exécutés par les de Looz-Corswarem que cette propriété doit son caractère seigneurial d’aujourd’hui.

importance. D’après le dit de compétences très assurées, la totalité des possessions des Comtes de Looz s’élèverait à 80 ha environ. Mais la plupart de leurs terres sont sises sur les territoires de Moxhe avoisinant le château de l’autre côté de la Méhaigne ou au nord-ouest d’Avin. Quelques parcelles sont sises également sur le territoire d’Ambresin au lieu dit Moyeurs, et le reste sur Avin. Lors de la mort de la vieille comtesse de Looz en 1925, le partage des propriétés se fit entre les 3 enfants héritiers : Mme Carlier, Mme de Thomas vendirent leur part aux particuliers ; M. le Comte actuel seul fils de cette lignée vendit aussi quelques parcelles de ses biens il y a quelques années. Nous devons remarquer que le château de M. le Comte est renommé également pour le parc si bien aménagé et puis surtout pour ses étangs si riches en poissons (carpes, brochets, rousses, etc…) En été, à l’ouverture de la pêche, de nombreux amateurs passent de longues journées à ce sport favori qui fait un revenu de bonne augure.

De temps à autre un concours s’organise et de magnifiques prix récompensent les gagnants. Au bout de quelques années, on coupe la futaie et les gens d’Avin s’approvisionnent en bois de chauffage tandis que les gros troncs sont achetés par les scieries soit par les frères Fontaine d’Avin soit par la société Leclercq de Hannut.

Château de diest


Château de Diest
avant 1927

origine. L’ordre des Jésuites ayant été supprimé sous Clément XIV, leurs biens furent vendus sous Joseph II et rachetés par le Marquis de la Valette. Une partie, dont sans doute le château actuel de Melle Moncheur, fut cédée par la Valette à Claraveau, puis vendue par celui-ci à J.-B. de Diest et passa à J.-B. de Diest-Claes, avant de devenir la propriété de Mlle Moncheur. Une autre partie fut vendue par le marquis de la Valette au prince Lamoral de Ligne et entra ensuite dans le domaine des de Diest. Les de Diest venant de Jandrain et habitant Marneffe vinrent s’établir à Avin en 1810.

importance. De Diest était le plus grand propriétaire terrien de la province et possédait 800 hectares de terres.

répartition. 440 ha à Avin, 81 ha à Noville-sur-Méhaigne, 100 ha à Meeffe, 54 ha à Jandrain, 117 ha à Marneffe.

À Avin, M. de Diest possédait deux fermes. L’une sise à côté du château actuel occupé par Mlle Moncheur, l’autre occupée par M. Piron.

La première était surnommée la grande ferme, l’autre la petite.

La grande ferme fut démolie et convertie en château et dépendances ; la grange actuelle derrière le château était la grange de la ferme, mais elle fut rétablie déjà plus d’une fois.

L’organisation de ces fermes était irréprochable, ainsi chaque groupe d’ouvriers avait sa besogne bien répartie ; en voici un exemple, à la moisson il y avait 12 faux, 12 ramasseurs, 12 lieurs, même jusque 50 personnes étaient occupées dans ces organisations.

Sous M. J.-B. de Diest-Claes, la ferme fut transformée presque entièrement ; seulement deux ou trois chevaux et bœufs étaient occupés au labour, tandis que les autres chevaux étaient des chevaux de concours d’un prix estimable. M. de Diest se plaisait à promener ses magnifiques chevaux à travers les rues du village ; et, selon les dires des vieux, deux chevaux attachés à leur carriole légère demandaient seulement quelque dix minutes pour entreprendre le trajet le trajet de Hannut loin de six kilomètres. Le soin qu’on prodiguait à ces bêtes de valeur est encore marqué aujourd’hui par l’aménagement confortable et luxueux des écuries, aujourd’hui solitaires. Beaucoup de photos montrent encore les voyages nombreux, les concours organisés, les courses affrontées par M. de Diest et son valet Job avec ses jeunes pouliches et ses bidets spitants.

Aujourd’hui. Lors de la mort de M. de Diest en 1911, Mme Veuve de Diest-Claes évacua ses chevaux et vécu une vie retirée au fond de ses belles propriétés. Nous devons cependant lui attribuer la collaboration tout à fait encourageante qu’elle apporta lors de la construction de l’église et la création par elle d’une école libre des Sœurs de l’Immaculée Conception. Mme de Diest-Claes mourut en 1927 laissant son héritage à des neveux, des nièces et une filleule de M. de Diest à savoir Mlle Moncheur qui habite actuellement ce château.

Plusieurs ventes de terres se sont déjà effectuées ce qui amène fatalement le démembrement de la grande propriété au profit du prolétariat enrichi. La plus grande partie encore des terres des paysans d’Avin appartient encore au château ou mieux à la famille des successeurs de Diest.


Les Fermes en 1858
(Carte Popp)

les fermes

Au xixe siècle, Avin possédait 3 fermes dont deux appartenaient aux de Diest (voir antérieurement) et l’autre était possession du Prince de Ligne. Celle-ci fut vendue à M. Streel. Cette ferme ayant été démolie vers 1908, cette famille Streel alla s’établir à Léau. La ferme Streel démolie au début du xxe siècle servit à la construction de la nouvelle église qu’on bâtit en 1909. De plus, beaucoup de particuliers charrièrent des briques, des matériaux pour la construction d’étables, de granges, etc… Car par le départ de ces fermiers, la grande propriété des Streel fut partagée par les cultivateurs d’Avin désireux d’agrandir leur surface cultivable. Ce morcellement fut le point de départ, en la commune d’Avin, d’une efflorescence qui n’allait cesser de s’accroître si la crise des années trente et suivantes n’était venue couper court au progrès tant matériel que financier que subissait notre commune.

La grande ferme de Diest fut transformée en château et quelques dépendances furent démolies.

La petite ferme de Diest existe encore et est tenue en location par M. Piron. Relevons-en l’importance au mois d’avril 1939. L’exploitation de M. Piron compte une étendue de 85 ha. Son cheptel s’élevait à 25 chevaux, 7 vaches laitières, 60 bœufs et génisses à l’engraissement et 7 veaux, 12 truies et 25 cochons à l’engraissement ; environ 250 oiseaux de basse-cour. La ferme située à l’ouest du village est très bien située pour l’exploitation des terres qui presque toutes entourent l’habitation.

les lieux-dits

Terres cultivées.

Tige de Meeffe, d’Acosse, de Burdinne, de Huy ; campagne des Pierrailles, de la Vassalle (vassalité), de la Couture, de la terre au Har, du Haut-Mohéry, de Ronha, de Bienneva, des Sept Bonniers, des Souris, des Marais, de la Fontaine, des Dix Bonniers, du Roua, des Chemins des Bois.

Lieux habités.

Tige d’Avin : hameau qui légua son nom à toute la commune.

Quartier du Tige : les hauteurs environnant l’église.

Mohéry : Haut-Mohéry ou quartier du coin (6 maisons) ; plateau : place communale actuelle (où le Mohéry prend sa source) ; Bas-Mohéry : quartier jalonnant le cours de la rivière.

Quartier de la Croix : à côté de la chapelle de la Sainte-Croix, maisons situées sur la route Ciplet-Avin-Meeffe.

Quartier d’Atrive : un des quartiers les plus importants qui comprend le Haut-Atrive et le Bas-Atrive, la limite est à peu près marquée par les habitants par l’emplacement de la vieille église (église anciennement d’Atrive), fête d’Atrive.

Quartier du Tige de Jacquette : maisons sises à l’extrémité et sur la route Meeffe-Avin-Ciplet, comprend 18 maisons.

Quartier de la route de Namur : comprend actuellement 6 maisons.

Quartier du Canivet : (origine : canivet-canin : rassemblement de chiens. Caniveau : canal pour les eaux) chemin parallèle à celui d’Atrive, comprenant 6 maisons.

Quartier du Tige de Moxhe : partie du village le plus près de Moxhe et séparée de ce dernier par les prés bordant la Méhaigne.

Quartier du Cimetière : comptant les 4 maisons sises sur le chemin conduisant au cimetière, chemin parallèle à celui du Bas-Mohéry.

Quartier des Châteaux, des fermes : occupant l’ouest de la commune.

les curés

1612 : Abbé Allard ;
1623 : Abbé Gérard Chanlet ;
1637 : Abbé Henri Dechamps ;
1639 : Abbé Henri Dastho ;
1675 : Abbé Henri Lambiotte ;
1678 : Abbé Charles Vancan ;
1678 : Abbé Guillaume Bodson ;
1688 : Abbé Conrard Simonard ;
1707 : Abbé Pierre Harey ;
1740 : Abbé Pierre Hebran (bâtisseur de l’église et du presbytère d’Avin) ;
1772 : Abbé Pierre Dervey (bâtisseur de l’église et du presbytère d’Avin) ;
1778 : Abbé Guillaume Boucher ;
1779 : Abbé Jean Laurent Dubois ;
1806 : Père Franciscain J. F. Nicolas de Huy, enterré sous l’épître ;
1808 : Abbé Crotteux ;
1829 : Abbé Joseph Gerbehay ;
1853 : Abbé Michel Husquin ;
1871 : Abbé Renard ;
1896 : Abbé Bruyenne ;
1904 : Abbé Houard, bâtisseur de l’église actuelle ;
1915 : Abbé Fraiteur ;
1920 : Abbé Alphonse Godard.

 

les mayeurs

Depuis la période française jusqu’en 1911, les de Diest représentent les autorités communales.

Ainsi nous eûmes J. Philippe de Diest, puis son fils J. Baptiste de Diest et enfin en 1881 son fils encore Jean-Baptiste de Diest époux de Maria Claes. Il mourut en 1911 et fut remplacé par M. Landercy qui siégea de 1911 à 1920. Jusqu’alors, les Catholiques avaient toujours gardé le pouvoir entre leurs mains.

Mais en 1920 revirement subi, les Libéraux montent sur le trône et élisent comme bourgmestre M. Rousseau qui dirigea la commune de 1920 à 1926.

Enfin en 1926, nouveau retournement, les Catholiques reviennent au pouvoir avec 4 Catholiques et 3 Libéraux élisant comme bourgmestre M. Landercy de 1926 à 1932.

Même remarque en 1932 et M. Piron est élu bourgmestre jusqu’en 1938.

Enfin en 1938, nouvelles élections, les Catholiques gagnent un siège, ce qui fait 5 Catholiques et 2 Libéraux avec toujours M. Alphonse Piron pour bourgmestre.

les éducateurs

Mathieu Hankenne, sans diplôme, reçoit les enfants et leur donne quelques notions d’écriture, de lecture et de calcul dans le local occupé par M. Oscar Courtois ou l’église d’Atrive ou vieille école (1840).

En 1856, le cousin de M. l’instituteur de Burdinne est appelé à Avin à remplir ce rôle, c’est M. Brisbois.

En 1888, Brisbois prend sa retraite et M. Peters le remplace ; ce sera sa femme qui sera nommé comme la première institutrice de la commune.

En 1909, M. Williquet prend la place de M. Peters jusqu’en 1931 et en juin M. Labye est nommé provisoire puis élu en avril 1933.

Mlle Peters remplaça sa mère sous le nom de Mme Rousseau ; depuis sa démission en 1935, 3 provisoires : Mlle Larock, Mlle Lebeau, Mlle Evrard.

Enfin l’école des filles est supprimée en 1939.

Commentaires

Afficher/cacher le formulaire SVP, identifiez-vous pour poster des commentaires ou des réponses.
Mise à jour le Jeudi, 18 Décembre 2008 10:18